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Biographies de serviteurs à travers le monde.


Biographies de quelques Serviteurs et servantes de Dieu à travers le monde.

Nous ne mettons ici à la portée des internautes qu'une partie de la biographie de quelques serviteurs et servantes qui marquent et qui ont marqué le monde chacun dans le domaine de son appel pour la gloire du Seigneur Jésus-Christ.

Biographie de Smith Wigglesworth.



L'enfance de Smith Wigglesworth :

Ses parents ne se disaient pas chrétiens mais ils élevèrent leurs enfants à respecter Dieu. Ils étaient pauvres et ils travaillaient durs pour gagner leur pain. C'est pour cette raison que Smith commença à travailler à six ans chez un fermier. Il n'eut donc pas le privilège d'aller à l'école.
La grand-mère paternelle de Smith était méthodiste et elle l'amenait à la chapelle. A l'âge de huit ans, alors qu'il chantait un cantique se rapportant au sang de l'agneau, Smith fut saisi par l'œuvre expiatrice de Christ à la croix et il se convertit.
Avec le temps ses connaissances bibliques et ses réflexions spirituelles s'approfondirent mais il trouvait difficilement les mots pour exprimer ses pensées à cause de son manque d'éducation. Plus tard il inventera même des mots pour se faire comprendre.
Une des particularités du méthodisme de cette époque était les "class meeting" ou réunions de groupe. Ces réunions avaient été instaurées par Wesley pour que chacun puisse partager ses victoires, ses appréhensions et son témoignage afin de se fortifier au milieu de l'opposition. Quelques fois le jeune Smith essayait de parler dans ces réunions mais il cherchait tellement ses mots qu'il finissait par être confus et terminait en pleurant. Après un de ces essais infructueux, trois hommes du groupe décidèrent d'imposer les mains et de prier pour lui. Quoi qu'il eut encore de la difficulté à parler en public, les prières de ces hommes produisirent un effet déterminant dans sa vie. A partir de ce jour il eut un cœur de gagneur d'âmes et il était capable de parler aux gens de un à un. La première personne qu'il conduisit à Christ fut sa mère.
Le père de Smith demanda à ses enfants de participer aux réunions de l'église anglicane et bientôt il fut confirmé. Au moment où l'évêque lui imposa les mains il expérimenta la présence de Dieu. Cette sensation lui resta pendant plusieurs jours. Dès la sortie de l'église les autres garçons blasphémèrent et se querellèrent mais Smith sentait une différence et il se demandait pourquoi les autres étaient différents de lui.
A 17 ans sa famille déménagea et il chercha une église où il pourrait donner libre cours à son zèle d'évangéliste. Il se joignit donc aux méthodistes. Déjà à ce moment on pouvait remarquer deux traits distinctifs chez Smith. Premièrement, il portait toujours sur lui un Nouveau Testament même s'il ne pouvait pas encore lire. Deuxièmement, il n'était pas réputé pour sa courtoisie, particulièrement envers ceux qu'il considérait comme des pharisiens.
Un chrétien lui enseigna le métier de plombier et à dix-huit ans il débuta dans ce métier. Éventuellement il débuta son entreprise de plomberie à Liverpool et il prospéra dans ce domaine. Il aimait aider les pauvres et leur prêché l'Évangile, c'est pourquoi il se joignit à l'Armée du Salut. Ils reconnurent rapidement son zèle et son talent d'évangéliste. Son attention fut attirée par une jeune femme, Mary Jane Featherstone, que tous appelaient Polly.
Le mariage de Smith Wigglesworth :
Polly avait un caractère semblable à Smith. Elle était douce mais très déterminée. Elle avait la parole facile et devint officier dans l'Armée du Salut. Elle prêchait sur les places publiques et on la ridiculisait. Elle se faisait même attaquer et lancer des objets. Polly revenait souvent chez elle meurtrie ou blessée mais elle persévérait. Ce n'était pas un entêtement charnel qui la poussait à continuer mais une foi inébranlable. Par exemple, un jour elle priait dans une maison avec une femme dont le mari était très violent. Pendant la prière celui-ci arriva et se mit dans une terrible colère. Il menaça Polly de la jeter en bas des escaliers si elle ne partait pas, mais elle continua à prier. Cet homme la souleva de terre et la transporta jusqu'en bas des escaliers tout en l'injuriant et en criant. Polly priait pour lui à voix haute et à chaque pas elle demandait à Dieu de le sauver. Rendu à la dernière marche, il déposa Polly et fondit en larmes. Il se convertit à cet instant.
Smith et Polly se marièrent et elle lui enseigna à lire et à écrire. Smith disait: "Tout ce que je suis aujourd'hui, je le dois à Dieu et à ma précieuse épouse. Elle est toujours une inspiration vers la sainteté". Smith continua comme plombier et Polly comme évangéliste. Il vit plusieurs secteurs de la ville où il n'y avait pas d'église et Polly l'encouragea à trouver un bâtiment pour débuter une nouvelle œuvre. Smith fondait toujours en larmes lorsqu'il essayait de prêcher et il finissait par céder sa place à un autre. Polly persévéra dans ses encouragements mais c'est elle qui prêchait et Smith parlait aux individus qui s'approchaient pour se repentir. Polly lançait le filet et Smith ramassait les poissons.
Au début tout allait bien. Ils priaient ensemble pour tout. Ils eurent cinq enfants qui furent baignés dans la prière. Smith s'occupait des enfants pour que Polly puisse évangéliser. La renommée de Polly grandissait et bientôt elle visita d'autres églises à l'extérieur. Smith se dévoua à son travail de plus en plus et il finit par délaisser l'œuvre de Dieu. Son tempérament brusque devint explosif à tous égards. Sa quête de l'argent et du succès le conduisait vers la ruine émotionnelle. Polly redoublait d'amour pour lui et elle l'exhortait gentiment. Cette attitude dura deux ans. Finalement il craqua sous la pression de l'amour et de la prière et il se repentit. Il chercha la face de Dieu pendant dix jours et Christ le revêtit de son manteau d'humilité. Il resta brusque et expéditif toute sa vie mais sa transformation fut évidente pour tous. Alors qu'avant il critiquait toujours la nourriture de Polly, maintenant rien ne semblait l'agacer.
Réunions de guérisons de Smith Wigglesworth :
Sa ferveur d'évangéliste augmenta mais Dieu le mit à l'épreuve. Un jour où il se trouvait au centre-ville, il se sentit poussé à parler de Jésus à quelqu'un. Il demande donc à Dieu de le diriger vers la personne qu'Il voulait. Il y avait beaucoup de circulation, mais il attendait d'être guidé par Dieu. Après une heure et demie d'attente, il s'impatienta et il dit à Dieu de se dépêcher car il n'avait pas toute la journée. A ce moment il nota un homme seul dans un char tiré par des chevaux. Il sut que c'était son homme. Sans hésitation, il coupa au travers la circulation , sauta sur le char et s'assit près de l'homme. Sans préambule, il lui exposa le plan du salut. L'homme s'indigna et Smith demanda à Dieu s'il ne s'était pas trompé. Recevant l'assurance de continuer, il persévéra. Bientôt l'homme se mit à pleurer. Sachant que Dieu avait touché son cœur, Smith le quitta. Trois semaines plus tard, on lui dit qu'un homme malade s'était converti la dernière journée où il était sorti à l'extérieur car il se sentait bien. Cette journée-là, un homme s'était brusquement assis près de lui alors qu'il conduisait et lui avait parlé de Jésus. Il mourut de sa maladie quelques jours plus tard.
Pendant ses voyages d'affaires, il rencontra un groupe de chrétiens qui priaient pour les malades et certains étaient guéris. Smith fut convaincu par la Parole que c'était bon il amena plusieurs malades de sa ville dans ces réunions. Polly y alla aussi et elle fut guérie. Un jour que les dirigeants durent partir, on demanda à Smith de prier pour les gens. Il accepta et en fut grandement récompensé. Un des hommes pour qui il pria marchait avec des béquilles. Après la prière il lança ses béquilles et sauta d'excitation. Ceci fut le début d'un ministère de guérison unique en son genre.
Il débuta des réunions de guérison dans son église et douze personnes furent guéries instantanément la première soirée. Smith apprit bientôt la nécessité d'une foi ferme. Un pasteur baptiste lui dit que sa femme se mourrait à la maison. Il amena un chrétien qui aimait prier avec lui pour aller visiter cette femme. Il demanda à ce chrétien de prier, et celui-ci s'exécuta en priant pour la consolation du mari après la mort de la femme. Smith demanda alors au mari de prier et celui-ci pria tristement que sa femme ne souffre pas trop. Totalement exaspéré, il pria à son tour en faisant l'onction d'huile. C'était la première fois et il versa toute la bouteille sur la femme. Elle fut instantanément guérie. Tous n'étaient pas guéris mais plusieurs l'étaient à chaque réunion et de façon dramatique quelques fois. Il y eut même quatorze résurrections suite à ses prières.
Smith souffrait lui-même d'hémorroïdes et il prenait des sels pour se soigner. Sans connaître la situation, un prédicateur de la guérison divine lui dit que quelqu'un qui priait pour la guérison des autres sans être lui-même guéri ne mettait pas toute sa confiance en Dieu. Il avoua à ce prédicateur que c'était son cas et ils prièrent ensemble. Smith fut complètement guéri. A partir de ce moment il décida avec son épouse de ne plus jamais prendre de médicaments et de ne jamais consulter de docteur. Il n'imposa jamais cette décision sur les autres. Il considérait que c'était un choix personnel.
Le parler en langues :
Après plusieurs années de ministère, Smith entendu parler d'une certaine église où l'on parlait en langues. Comme pour la guérison, il fut convaincu par la Parole. Après quatre jours à rechercher la face de Dieu, la femme du pasteur pria pour lui chez elle et il tomba sous la puissance et parla en langues. Il retourna à l'église et interrompit le pasteur en lui demandant de parler. Le pasteur surpris l'invita. Dès cet instant, sa confusion face au public disparut et il prêcha comme Pierre à la Pentecôte.
Son onction pour recevoir les langues était la même que pour la guérison. La plupart des gens pour qui il priait parlaient en langues. De retour à son église, il raconta son témoignage. Un homme se leva pour dire que lui aussi désirait ce don. En essayant de s'asseoir il manqua le banc, tomba sur le sol et parla en langues. Douze autres personnes firent la même déclaration avec le même résultat, dont son fils aîné. Par la suite son ministère d'évangéliste et de guérison l'amena dans tous les coins du monde avec toujours les mêmes résultats: saluts, guérisons et baptêmes du Saint-Esprit.
Son audace et sa foi étaient exemplaires, même par ceux qui étaient reconnus eux aussi pour leur foi. Dans une réunion il déclara en commençant que la première personne qui se lèverait debout serait guérie par Dieu comme un signe pour les autres chrétiens. Même ceux qui le connaissait furent étonnés et ils espérèrent que ce serait un cas mineur. La personne qui se leva était gravement malade et difforme. Cette personne fut immédiatement guérie au soulagement de tous. Pour Smith Wigglesworth, le doute ne l'avait même pas effleuré.
Il reconnaissait qu'il n'avait pas toute la foi possible et qu'il ne possédait pas la foi pour les finances comme d'autres l'avaient. Cependant il portait de lunettes pour lire et un jour il expliqua en pleurant qu'il était affligé de ce problème car il s'était moqué d'un chrétien qui portait des lunettes en disant qu'il n'avait pas assez de foi. A partir de ce jour, sa vue diminua.
Smith mourut paisiblement dans son sommeil alors qu'il se reposait dans un fauteuil avant de prêcher dans une réunion pour l'unité des croyants.


Biographie de Kathryn Kuhlman


Kathryn Kuhlman est née le 9 mai 1907 au Concorde, dans le Missouri (États Unis), de parents allemands, Joseph Adolph et Emma Walkenhorst Kuhlman. Elle est issue d’une famille de quatre enfants : Myrtle, Earl, Kathryn et Geneva. Kuhlman se convertit en 1921 dans une réunion de réveil d’une église méthodiste, dirigée par un évangéliste baptiste, le Révérend Hummel.

En 1923, sa sœur, Myrtle, se maria à un évangéliste missionnaire, Everette B. Parrott, ancien étudiant de l’Institut Biblique Moody. Myrtle pressa leurs parents de permettre à Kathryn de passer l’été avec eux, ce qu’ils acceptèrent avec réticence.

Cet été-là, l’itinéraire des Parrott les mena jusqu’à Oregon, et Kathryn Kuhlman participa plusieurs fois aux réunions de réveil en rendant son témoignage.

A la fin de l’été, les Parrott lui permirent de rester avec eux. Après avoir essayé de la renvoyer en Concorde, le révérend Parrott lui promit qu’elle prêcherait occasionnellement, promesse qu’il ne tint jamais.

Cinq ans durant, Kathryn Kuhlman vécut avec les Parrott. Pendant cette période, les Parrott furent influencés par le Dr. Price, un évangéliste canadien qui enseignait Parrott sur le baptême du Saint-Esprit. Suite à cela, un ministère de guérison fut exercé dans les réunions.

En 1928, la première opportunité de prêcher se présenta pour Kathryn Kuhlman quand Everette Parrott ne put se rendre à Boise, dans l’Idaho, avec l’équipe, pour une série de réunions. Cette équipe était composée à ce moment-là du couple Parrott, de Kathryn Kuhlman et d’une pianiste, Helen Gulliford. Tout d’abord, Mme Parrott fut chargée de remplacer son mari dans la prédication, mais elle dut rejoindre son mari un peu plus tard.

Devant l’insistance d’un pasteur d’une petite église de Boise, K. Kuhlman et H. Gulliford décidèrent de rester et de se mettre elles-mêmes au travail. K. Kuhlmann se chargea de la prédication et H. Gulliford de la musique. Pendant les neuf années qui suivirent, elles se déplacèrent dans l’Idaho, et ensuite dans d’autres régions du pays. En 1933, K. Kuhlman et H. Gulliford se rendirent à Pueblo, dans le Colorado, où elles tinrent des réunions dans un dépôt d’une entreprise, la Montgomery Ward, et ce durant six mois. A la demande d’un homme d’affaires, K. Kuhlman se rendit à Denver, et commença à tenir des réunions dans un autre dépôt de la Montgomery Ward, situé en ville.

Peu de temps après, l’équipe se rendit à l’entrepôt du Monitor Paper Compagni (Entreprise de papier), qu’ils surnommèrent ensuite le « Tabernacle du Réveil » ( Kuhlman Revival Tabernacle).

K. Kuhlman obtint l’aide de trois sœurs, Mildred, Lucille et Biney Anderson, le ‘Trio Anderson’, pour la partie musicale de son ministère. En 1935, l’équipe se rendit à un garage de camions abandonné, qu’ils nommèrent le « Tabernacle du Réveil de Denver ».

Les programmes du Tabernacle se développaient avec le ministère de K. Kuhlmann à Denver. Ils comprenaient une école du dimanche et un groupe de femmes. K. Kuhlman commença aussi à lancer un programme radio sur la station KVOD, programme appelé « Sourire jusqu’au bout ».

K. Kuhlman partageait son ministère à Denver avec plusieurs évangélistes de passage. C’est ainsi qu’elle rencontra l’évangéliste Phil Keer, qui, parmi d’autres sujets, prêcha sur la guérison divine; son influence sur K. Kuhlman allait croître dans l’avenir.

Kuhlman fut invitée par Matthew J. Maloney à diriger une série de réunions.

Kuhlman commença à prêcher sur la radio, sur les stations WKRZ dans les environs de Oil City , en Pennsylvanie.

Après quelques mois, son programme fut ajouté à la programmation WPGH, une station de Pittsburgh. Vers 1948, Kuhlman commença des réunions dans des villes voisines, dont Pittsburgh même.

Au début de son ministère, Kuhlman était seulement évangéliste, et elle limitait ses prédications au message du salut.

A Franklin, elle prêcha quelquefois sur la guérison et fit des appels, non seulement pour que les gens s’engagent avec Jésus-Christ, mais aussi pour être guéris.

Surprise par les guérisons qui avaient lieu parfois, Kuhlman commença à rechercher ces manifestations de la puissance de Dieu de manière approfondie.

En 1947, elle prêcha ses premiers messages sur le Saint-Esprit. A la première réunion, une femme fut guérie d’une tumeur en écoutant sa prédication. Plus tard, un homme fut aussi guéri de la même manière. Ces évènements ont marqué le début du ministère de guérison de Kuhlman.

Kuhlman dut quitter le Tabernacle de l’Évangile à cause d’une affaire de contrat. Ellese servait temporairement d’un vieux skating (endroit où se pratique le ‘skate board’), près de Sugar Creek, qui devint le « Temple de la Foi ». Kuhlman resta fidèle à la ville de Franklin; elle déclina l’offre de se déplacer à Pittsburgh, et elle continua à tenir des réunions dans le « Temple de la Foi », jusqu’à ce que le toit s’écroule lors d’une forte tempête de neige.

C’est alors que Kuhlman transféra son ministère à Pittsburgh. Elle avait déjà visité une première fois Pittsburgh, en y prêchant six semaines, en 1943. Cette fois, elle rencontra Maggie Hartner, qui devint plus tard sa secrétaire et son amie proche. Sous l’influence de M. Hartner, Kuhlman décida de donner en 1948 une série de réunions au Carnegie Hall, à Pittsburgh. Les réunions eurent beaucoup de succès, et, en retournant à Franklin, le ministère alla de l’avant. Ses programmes radio furent diffusés sur d’autres régions, et elle commença d’autres réunions dans les villes aux alentours, ainsi qu’à Youngstown dans l’Ohio. M. Hartner continua à encourager Kuhlmann à installer son ministère à Pittsburgh, ce qu’elle fit finalement à la fin de 1950, après le désastre du Temple de la Foi. Elle installa son bureau à Carlton House, et tint régulièrement des réunions au Carnegie, jusqu’en 1971.

Bien qu’elle fût vivement encouragée à aller à Pittsburgh, qu’elle eût reçu une opinion favorable de la presse et qu’elle eût un ministère béni ici, elle n’était pas la bienvenue aux yeux de beaucoup.

Des pasteurs locaux l’accusèrent de retirer des membres de leurs congrégations. Les accusations ne lui nuirent pas, en partie grâce au soutien qu’elle reçut du maire de la ville. Cependant, d’autres conflits se levèrent. Kuhlman fut invitée par Rex Humbard chez lui à Akron dans l’Ohio, pour une série de réunions. Kuhlman accepta, et entra sans le savoir sur le territoire du pasteur fondamentaliste, Dallas Billington, qui mena Kuhlman dans une longue dispute au sujet des guérisons intervenues dans ses réunions et du fait qu’une femme exerce le ministère (Kuhlman fut plus tard reconnue en 1968 par l’Alliance de l’Église Évangélique).

Ce conflit inclut même une offre de cinq mille dollars à celui qui prouverait qu’il pourrait guérir au moyen de la prière.

En 1965, Kuhlman étendit son ministère jusqu’en Californie, par une série de réunions à Pasadena. Elle tint des réunions dans l’Auditoire Shrine à Los Angeles, jusqu’en 1975.

En 1973, Kuhlman tint sa première réunion au Canada, à Ottawa. Maudie Philips était chargée de l’organisation; elle était venue jusqu’à Pittsburgh pour assister aux réunions de Kuhlman depuis 1969. En 1970, M. Philips l’aida dans l’installation de la branche canadienne de la Fondation Kathryn Kuhlman. Cette branche fut mise en place pour répondre aux attentes du public de Kathryn Kuhlman, toujours grandissant.

Après la réunion de 1973, les compétences de M. Philips dans l’organisation de tels évènements furent utilisés pour les réunions de Kuhlman dans de nombreuses villes des États Unis.

Peu à peu, Kuhlman mit en place un personnel pour l’assister. Jimmy Miller, qui l’accompagnait au piano, et Charles Beebee, à l’orgue, étaient avec elle depuis ses premiers jours à Pittsburgh. Arthur Metcalfe devint le responsable de chorale en 1952, et ce jusqu’à sa mort en 1975. Jimmie MacDonald, un responsable vocal, et Dina Kartsonakis, un jeune artiste du clavier, appartenaient aussi à son équipe musicale, et tous les deux travaillaient dans les émissions télévisées de Kuhlman et ses réunions.

En ce qui concerne la gestion du ministère, Walter Adamach fut son comptable; il fut un précieux instrument dans la formation de la Fondation Kathryn Kuhlman. Gene Martin était responsable des missions lointaines de la Fondation. Jamie Buckingham surveillait la publication des livres. Kuhlman ajouta à son personnel Bartholomew, le beau-frère de Kartsonakis, en tant que distributeur pour les émissions télévisées, et en tant qu’administrateur personnel. Steve Zelenko devint son ingénieur du son sur la radio, et Bill Martin était son présentateur.

Les réunions de Kuhlman étaient composées par les chants de la chorale et de la congrégation, suivis d’un message sur la nécessité de « naître de nouveau », la puissance du Saint-Esprit ou la guérison, puis venait un temps où les gens témoignaient de leurs guérisons, ou demandaient qu’on prie pour eux.

Pendant que Kuhlman priait pour eux et leur imposait les mains, ils pouvaient être « immergés dans l’Esprit » ou se trouver « sous la puissance » de l’Esprit, une expérience que K. Kuhlman reliait directement à celle de Paul sur le chemin de Damas. Un des assistants de Kuhlman les récupérait pendant qu’ils tombaient sur le sol, et la réunion continuait. Kuhlman n’a jamais clamé que ces guérisons venaient d’elle-même, mais elle a toujours attribué les guérisons à Jésus seul.

Le ministère de guérison de Kuhlman et son association avec certains responsables charismatiques ont fait d’elle une des dirigeantes du mouvement charismatique. Ses activités comprenaient aussi la participation régulière à des réunions du Groupe des Hommes d'Affaire du Plein Évangile, et la direction d’une clinique charismatique à Melodyland, un centre charismatique en Californie.

Pendant qu’elle encourageait les gens à rechercher les dons du Saint-Esprit et le parler en langues, elle restait discrète sur sa carrière et son expérience personnelle.

La célébrité de Kathryn Kuhlman s’accroissait avec son ministère, et cela était dû à la fois aux guérisons qui avaient lieu et à l’attention que lui prêtaient les médias de communication.

Pour étendre la portée de son ministère, en 1965, elle commença à diffuser des émissions télévisées sur CBS, en compagnie de Dick Ross, son producteur. Plusieurs médias avaient parlé d’elle; ainsi, quelques périodiques lui avaient consacré des articles, tels que People, Christianity Today et Time. Puis elle avait participé à des interviews avec Johnny Carson, Mike Douglas, Merv Griffin et Dinah Shore.

Elle eut aussi l’opportunité de rencontrer des célébrités, à la fois dans le milieu artistique et religieux, tel que le Pape Paul VI, en 1972.

Comme dans le passé, l’opinion médiatique n’était pas toujours favorable à Kuhlman. En 1974 par exemple, un médecin, William Nolen, écrivit un livre dans lequel il remettait en question les guérisons qui étaient arrivées dans les réunions de Kuhlman, et décrivit Kuhlman comme une ‘ignorante médicalement’. Mais elle ne manquait pas de soutien dans ce débat : H. Richard Casdorph, un autre médecin, favorable à Kuhlman et à son ministère, rencontra Nolen dans l’émission de Mike Douglas pour révoquer ces accusations.

Pendant que la Kuhlman connaissait une plus grande renommée au moyen de la télévision, elle hésitait à permettre d’enregistrer ses réunions. Elle le permit en quatre occasions uniquement : à la Convention charismatique de Melodyland, aux deux conférences mondiales en 1974 et 1975 sur le Saint-Esprit, et à une réunion à Las Vegas.

Bien que principalement reconnue pour son ministère de guérison, elle fut aussi honorée pour son travail à Pittsburgh (25ème anniversaire) par un médaillon commémoratif, dessiné par Evangelos Frudakis.

En 1972, elle fut aussi reconnue Docteur honoraire des Lettres Humaines par l’université Oral Roberts; puis elle fut nommée membre honoraire du Groupe International des Hommes d’Affaires du Plein Évangile, un prix attribué à Los Angeles, et faisait partie du Who’s Who de Californie, puis celui de l’Amérique.

Les problèmes de santé de Kuhlman (des problèmes au cœur) furent d’abord diagnostiqués en 1955, mais devinrent plus sévères dans les dernières années de sa vie. Les tensions d’un emploi du temps chargé, particulièrement en 1970 quand elle dut visiter d’autres villes que Los Angeles et Pittsburgh pour des réunions, contribuèrent à aggraver ses ennuis de santé.

Elle continua aussi son ministère dans la télévision, et visitait les institutions soutenues par la Fondation.

Elle supportait en plus la tension qui résultait de problèmes personnels avec Kartsonakis et Bartholomew.

Des procès furent intentés, et les deux hommes furent renvoyés en 1975. La santé de Kuhlman déclina dramatiquement en 1975. Elle fut hospitalisée à Tulsa pendant l’été et à Los Angeles vers la fin de la même année.

Kuhlman mourut le 20 février 1976 à Tulsa, après une opération à cœur ouvert.

Sa mort ne fut pas sans agitation, de par le fait qu’elle était célèbre et qu’elle avait laissé un testament réécrit en faveur de Dana Barton ‘Tink’ et Sue Wilkerson; les Wilkerson avaient connu Kuhlman depuis 1972. Ils étaient devenus ses proches compagnons au début de 1975, et l’étaient restés jusqu’à sa mort.

Après de nombreuses années d’activité dans le ministère, Kathryn Kuhlman créa la Fondation en 1957, et y établit le siège dans le Carlton House à Pittsburgh.

La branche canadienne de la Fondation fut créée en 1970. La Fondation était chargée de l’administration du ministère de Kuhlman dans tout ce qui touchait à son organisation. En plus de coordonner ses réunions et ses émissions télévisées, la Fondation représentait aussi un support financier pour divers projets à travers le monde. La Fondation poursuivit son activité après la mort de Kuhlman, en gérant la diffusion de ses messages, et en répondant aux demandes de son auditoire.

En 1982, la Fondation mit fin à la diffusion radio des messages à travers le pays.

Biographie de John Wesley.



John Wesley (1703-1791)

"Je considère Wesley comme l'esprit qui a eu la plus grande influence au siècle dernier, comme l'homme qui aura produit les plus grands effets sur les siècles et peut-être sur les dizaines de siècles à venir, si l'humanité doit durer aussi longtemps." - Robert SOUTHEY, poète lauréat de l'Angleterre
" … à moins que tu ne presses les croyants à s'attendre à une délivrance complète du péché, tu ne peux pas t'attendre à voir un quelconque réveil. " - John Wesley
Le 9 mars 1791, lorsque John Wesley fut recueilli dans sa tombe, il laissa derrière lui une bibliothèque bien fournie de livres, un habit ecclésiastique dont il avait fait un intense usage et une réputation bien ternie. Mais également une Angleterre émue jusqu'aux entrailles et une Eglise stimulée à tous les niveaux, amenée à un renouveau dans sa vie spirituelle. John Wesley était un homme qui possédait véritablement à la fois la vision et les dons apostoliques, mais, ce qui est de loin le plus important, c'était un homme qui vécut dans la perspective de l'éternité. " Consumé par la pensée de la brièveté de la vie, du travail colossal à accomplir, du besoin urgent de l'accomplir, c'est ainsi qu'il marchait, prêchait, implorait, avertissait et guidait… "
John Wesley était un homme qui expérimenta la puissance dans la foi et la prière. Bien des fois, des gens possédés de démons lui furent amenés et en réponse à la prière, les démons étaient chassés. Non seulement les esprits mauvais étaient chassés, mais les malades également étaient guéris. Quand Wesley prêchait, la puissance de Dieu souvent descendait sur ses auditeurs et des centaines s'effondraient sous la puissance du Saint-Esprit. Puis, en réponse à la prière leur âme et leur corps étaient guéris. Un médecin s'offensa à la suite des pleurs véhéments de plusieurs qui tombèrent sous la puissance de Dieu. Il assistait à une réunion tenue par Wesley et une dame de sa connaissance tomba sous la puissance. " De grosses gouttes de sueur coulèrent sur son visage, et tous ses os furent secoués. Mais quand son âme ainsi que son corps furent guéris en un instant, il reconnut le doigt de Dieu. " A une autre occasion où Wesley voyagea pendant une tournée de prédications, son cheval soudainement devint invalide, boitant des pattes. N'ayant personne à proximité pour le secourir, il s'arrêta et pria. " Immédiatement le cheval se remit de son invalidité. "
Wesley implorait les hommes à se repentir et par la foi à faire la paix avec Dieu afin d'éviter les souffrances d'un éternel enfer. Les personnes qui avaient entretenu de faux espoirs de salut eurent leurs masques religieux déchirés au travers de ses prédications sans détours. Wesley croyait que ceux qui ne prenaient pas le parti d'avertir le pécheur et le rétrograde, eux-mêmes se plaçaient en position de tomber sous le jugement de Christ. Il était déterminé à déclarer tout le conseil de Dieu, offrant l'amour de Dieu en Christ et avertissant des conséquences terribles d'un rejet de l'Evangile. Wesley écrivait : " Avant que je puisse prêcher l'amour et la grâce, je dois prêcher le péché, la loi et le jugement. "
John Wesley, tout comme les premiers prédicateurs méthodistes, fut aussi bien un fervent défenseur qu'un exemple vivant de la sanctification. Wesley prêchait avec un zèle incessant que la sainteté complète était le premier fruit d'un foi vibrante en Christ. Ecrivant à un autre ministère pour lui donner son conseil, Wesley déclara : " … à moins que tu ne presses les croyants à s'attendre à une délivrance complète du péché, tu ne peux pas t'attendre à voir un quelconque réveil. "
Si John Wesley devait rendre visite en incognito aux méthodistes d'aujourd'hui, il est peu probable que beaucoup de leurs églises l'accueilleraient. Plus que certainement, ils seraient absolument hostiles à son zèle et son enthousiasme fervents. A l'âge de 83 ans, il écrivit en remarque qu'il regrettait qu'il ne pût écrire plus de 15 heures d'affilée par jour sans que ses yeux en pâtissent. Wesley continua à prêcher fidèlement pratiquement jusqu'au jour de sa mort. Sa vigueur et son zèle même dans sa vieillesse provenaient véritablement de sa fidèle gestion du temps qui lui fut récompensée. Il semblait considérer chaque pensée, chaque mot et chaque action sous le jour de l'éternité.
" Au milieu de ses labeurs ardues, de ses innombrables engagements, de ses allers et venues, Wesley vécut une vie cachée d'intimité avec Dieu. Quand il se trouvait submergé de travail, il retrouvait souvent une force nouvelle en réponse à la prière. " C'était l'habitude stricte de Wesley de passer une heure journalière de prière dans la matinée, et une autre heure dans la soirée.
John Wesley remua le monde par sa prédication parce qu'il avait premièrement remué le ciel et l'enfer par sa prière. De ses prédications s'exhalait le sentiment de l'urgence de l'éternité, car il avait touché l'éternité sur ses genoux. "

bibliographie complète de John Wesley
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Biographie de Charles Finney




Charles Finney (1792-1875) : évangéliste qui fut le 2ème grand initiateur du deuxième grand réveil américain.

Avocat de formation, il achète une Bible à cause des citations à la loi mosaïque dont font référence ses textes de loi. La Bible l’intéresse, et il se rend compte qu’il doit changer s’il veut aller au bon endroit après sa mort. Il se rend compte immédiatement que les plus grands obstacles dans sa vie pour son salut sont l’orgueil et la crainte des hommes. Cette crainte se manifestait par sa honte de lire la Bible et de prier en public. Il se convertit deux ans après le barreau, à genoux dans un boisé. Après sa conversion, il est surpris de ne plus sentir de culpabilité comme avant. Il essaie de se rendre anxieux à cause de son état de pécheur, mais la paix qui l’habite surpasse tout.

Après son expérience de conversion, il retourna à son bureau, et pendant ses dévotions il eut une vision du Seigneur. Il rencontra Christ face à face. Il pleura à chaudes larmes comme un enfant. Après cette vision, il reçut ce qu'il appellera lui même: un puissant baptême du St-Esprit. C'est une expérience qu'il n'avait pas cherchée, et dont il n'avait même jamais entendu parler. Il pleura bruyamment à cause de la joie et de l'amour qu'il ressentit. Il finit par crier: Seigneur, je ne peux plus le supporter. Je mourrai si cela continue. Cette expérience fut interrompue par un membre de la chorale qui fut alarmé par le bruit de ses pleurs, et supposant qu'il souffrait de douleur, cette personne fut confuse lorsque Finney lui répliqua qu'il n'était pas en douleurs mais tellement joyeux qu'il craignait d'en mourir. En dépit de cette expérience, Finney alla se coucher sans l'assurance ferme que ses péchés avaient été pardonnés, ou qu'il était pleinement accepté par Dieu. Ce fut une nuit sans sommeil. Le lendemain matin, lorsque le soleil pénétra dans sa chambre, ce fut comme un emblème de la lumière dans son âme. Il recommença à pleurer de joie. À ce moment-là, il sentit un doux reproche du Seigneur parce qu'il avait douté de sa miséricorde.

À partir de ce moment, il n’y eut qu'une pensée qui domina l'esprit de Finney. Il sentit que Dieu voulait qu'il prêche l'Évangile, et qu'il devait commencer immédiatement. Lorsqu'un client vint lui rappeler qu'il avait son cas à défendre ce matin-là, Finney lui dit que maintenant il défendait la cause de Christ, et qu'il devait se chercher quelqu'un d'autre. Celui-ci, au lieu de se chercher un autre avocat, (cet homme était un diacre de l'église) régla immédiatement sa cause, et se mit immédiatement à prier et à oeuvrer pour le salut des hommes. Finney sortit tout de suite de son bureau pour aller parler de religion avec ses amis et associés. Durant cette journée, il parla avec plusieurs personnes, et presque tous commencèrent une vie chrétienne active. Pendant la soirée, sans invitation, les gens se réunirent pour prier. La maison était pleine, mais personne ne semblait vouloir débuter la réunion. Sans qu'on le lui demandât, Finney leur raconta sa conversion. Aussitôt qu'il eut terminé, le pasteur confessa qu'il avait péché en limitant la puissance de Dieu, et en décourageant le peuple pour qu'ils ne prient pas pour Finney. À partir de ce moment, il y eut des réunions à l'église tous les jours, et cela pendant plusieurs semaines. De son côté, Finney se dévoua avec succès pour obtenir la conversion des jeunes gens qu'il avait auparavant éloignés du Seigneur.

Un puissant réveil se manifesta dans plusieurs villages, et Finney prit l'habitude d'aller dans une certaine maison, tous les matins, pour prier. Il persuada aussi un grand nombre de membres de l'église, ainsi que leur pasteur, de se joindre à lui pour ces dévotions matinales. Lorsqu'ils se relâchaient dans leurs présences à ces réunions, Finney faisait le tour de leurs maisons pour les réveiller et leur rappeler leur privilège et leur devoir.

Cependant, l'assistance baissa de plus en plus, jusqu'à ce qu'un certain matin il n'y ait plus que le pasteur à ses côtés. À ce moment-là, il eut une autre vision similaire à celle qu'il avait eue auparavant. Il fut saisi par la pensée, qu'alors que la nature proclamait haut et fort les louanges de Dieu, l’homme, quant à lui, objet suprême de son amour, demeurait silencieux. Au même moment, une lumière semblait l’entourer comme la clarté du soleil mais provenant de toutes les directions. Finney déclara que cette expérience lui fit connaître la lumière qui a aveuglé Paul sur le chemin de Damas. Il commença alors à pleurer bruyamment à la grande surprise du pasteur à côté de lui qui n’avait pas vu cette lumière. Ce genre d’expérience se répéta fréquemment durant les premières années de sa conversion. Il craignait toujours de les raconter à d’autres parce qu’il ne pouvait pas les décrire adéquatement.

Sa recherche de Dieu était si intense que si quelque chose venait interrompre sa relation intime avec Dieu, il lui était alors impossible de se reposer, d’étudier où d’obtenir quelque satisfaction que ce soit avant de s’être réconcilié avec son maître.

Contrairement à beaucoup d’autres hommes et femmes de Dieu, Finney avait beaucoup de qualités naturelles. Son corps était fort et en santé, ses mouvements étaient gracieux et son apparence inspirait le respect. Sa voix était celle d’un grand orateur. Il aimait la musique et il chantait bien. On se rappelait encore de ses cours de musique après plusieurs années. Il était un excellent cavalier, un chasseur habile, ainsi qu’un marin expérimenté. Son goût pour la littérature était raffiné et peu de gens pouvaient l’égaler dans la lecture des pièces de Shakespeare.

Lorsqu’il fit la demande pour être pasteur presbytérien on lui suggéra d’aller au séminaire. Il refusa toutefois parce qu’il ne voulait pas être soumis à la même éducation que ceux qu’il côtoyait. Puisqu’il ne voyait que peu de fruits dans la vie des pasteurs autours de lui, il ne croyait pas que la même éducation lui ferait du bien. On lui appointa donc deux pasteurs pour superviser ses études personnelles. Il passa ses examens avec succès.

Lorsque le comité presbytérien vota unanimement pour accorder une licence de prédicateur à Finney, c’était beaucoup plus pour des raisons politiques qu’une acceptation personnelle du candidat. Selon les exigences de ce comité il leurs présenta deux sermons écrits. Ceux-ci furent probablement les seuls qu’il écrivit de sa carrière, à une exception près.

Après son ordination, il débute une série de réunions à Evans Mills, ce qui attira plusieurs personnes. Tous s’en réjouissent sauf Finney. À la fin d’une réunion il leur dit qu’il ne prêchera plus dans cette église à moins qu’ils décident d’agir comme des chrétiens et de servir leur Sauveur. Il leur demande de se lever s’ils acceptent. Personne ne se lève. Il les avertit du danger qu’il y a à demeurer dans une telle attitude et qu’il leur prêchera un dernier sermon le lendemain soir. Ils sortent tous avec un air indigné. Il ne reste avec Finney et un diacre baptiste qui ne fait pas partie de cette congrégation. Il dit qu’il est d’accord avec ses méthodes. Ils décident alors de prier et jeûner pour la réunion du lendemain. Cette réunion était rempli de gens qui cherchaient Dieu avec ferveur et un réveil se produisit dans la ville.

On demanda à Finney de prêcher dans un autre secteur qui était reconnu pour son abondance de péchés. En toute innocence, Finney prêcha sur la destruction de Sodome et de la sortie de Lot de cette ville. Ce qu’il ne savait pas, c’est que les gens de la région surnommaient cette ville Sodome à cause de son état spirituel et l’on appelait Lot un homme pieux de cette ville. Pendant la lecture et la description du texte en question, la rage montait au cœur de plusieurs. Finney plaida alors avec eux pour qu’ils se repentent et une profonde conviction tomba sur tous ceux qui étaient présents. Avant même que Finney ait fini de parler, la majorité étaient à genoux et imploraient Dieu de les pardonner. Ce ne fut pas seulement un sursaut d’émotions car toute la ville en ressentie l’impact. Cinquante ans plus tard, l’église de ce village était encore forte et en santé.

Un jeune homme qui fut converti dans cette fameuse réunion raconte qu’en dépit des textes qui semblaient durs lorsque Finney prêchait, son attitude était pleine d’amour et de compassion pour ses auditeurs. Celui-ci devint prédicateur et trente ans plus tard il témoignait que Finney avait encore exactement la même attitude.

Peu de temps après ces événements, Finney se maria à Lydia Andrews. Celle-ci avait prié pour sa conversion durant sa période de rébellion. Il retourna prêcher à l’extérieur laissant Lydia dans sa ville natale et espérant la faire venir au bout de quelques jours. Toutefois on le demandait partout et en accord avec Lydia, elle ne put le rejoindre que plusieurs mois plus tard.

Pendant les réveils dans ces villes qu’il avait visitées, Finney subit beaucoup d’opposition de la part des gens de la ville de Gouverneur. Notre évangéliste reçut une révélation au sujet de cette ville pendant un temps de prière. Il déclara qu’il devait y aller pour prêcher car Dieu ferait un réveil parmi eux. Tout portait à croire le contraire mais c’est quand même ce qui arriva.

Ce fut à partir du réveil de la ville de Gouverneur que l’on commença à parler d’un pasteur presbytérien que l’on appelait le père Nash. Celui-ci était avancé en âge et il avait le désir de prier pour le ministère de Finney. Il le devançait dans les villes et priait pour les gens. On le critiquait car ses prières s’entendaient de loin peu importe où il priait. Un jour, un opposant au réveil l’entendit prier de loin et même s’il ne distinguait pas les paroles il présuma que les prières étaient à son intention. Cette idée lui fit une grande impression et il se convertit.

Lorsque Finney a commenté plus tard ces réveils, il a mis beaucoup d’emphase sur le fait que les gens changeaient radicalement. Les nouveaux convertis passaient beaucoup de temps dans la prière et les rencontres sociales se transformaient en réunions de prière. Finney lui-même devait constamment garder l’esprit de prière dans son cœur car s’il en déviait pendant une heure il perdait le pouvoir persuasif qu’il avait sur les gens.

De 1824-1832, ce sera ses ‘neuf années de puissance’ où Finney conduisit des rencontres de réveil dans neuf villes de l’Est des États-Unis. Lors de ses réunions à Rochester - New York, il y aura 1200 convertis dont tous les principaux avocats, médecins et hommes d’affaires. Quarante de ces convertis entreront dans le ministère. Ce réveil à Rochester eut pour résultat son expansion dans 1550 autres villes et villages.

Il est intéressant de noter que même parmi ceux qui favorisaient le réveil, il y avait des disputes. Dans un certain cas, des presbytériens critiquaient des méthodistes parce qu'ils tombaient sur le sol et y demeuraient sans bouger assez longtemps. Les méthodistes quant à eux critiquaient les presbytériens car leurs critiques semblaient opposer le réveil. Peu de temps après cette dispute un des membres influents des presbytériens tomba à son tour, suivi de plusieurs autres cas. De façon surprenante toutefois, ce n'étaient que des presbytériens qui tombaient cette fois-ci. Durant sa dernière réunion dans cette ville, un de ceux-ci témoigna de la joie qu'il avait ressentie dans cet état humiliant. A ce moment toute la congrégation fondit en pleurs. Finney arrêta de prêcher et contempla le salut de Dieu parmi les gens présents durant toute l'après-midi.

Les disputes ne se limitaient pas aux partisans du réveil et plusieurs essayaient de revenir "à la normale". Un sérieux point de litige était les émotions manifestées lors des prédications de Finney. Bien que celui-ci essayait de les contrôler d'une certaine façon, les réactions étaient imprévisibles. En voici un exemple. Un pasteur fit venir Finney pour tenir des réunions dans sa ville. Il rassembla les membres le plus intelligents et influents. Pendant la réunion, Finney se rendit compte que les émotions étaient devenues si intenses qu'il était possible qu'un éclatement incontrôlable se produise et Finney était déterminé à l'éviter. Il leur parla donc de manière aussi calme et paisible que possible, sans excès ni passion. Il termina la réunion en les exhortant à rester silencieux et à restreindre leurs émotions. A ce moment un jeune homme s'évanouit et Finney fit ouvrir les portes et les expulsa dehors. Malgré cela, ceux qui étaient convaincus de péchés pleuraient bruyamment et on entendait cris. Le lendemain et pendant plusieurs jours on lui demanda de renconter les gens chez eux pour les conduire à la repentance.

L'onction de persuasion qui le suivait se manifestait même avant qu'il prêche. Lorsqu'il visita un certaine usine, son entrée dans le bâtiment provaqua une agitation chez les ouvriers et plusieurs éclatèrent en sanglots. Le propriétaire, lui-même un inconverti, arrêta toutes les opérations, et fit tenir un service religieux pour tous les employés. Après quelques jours, presque tous furent convertis.

Malgré ces signes évidents de l'œuvre de Dieu, l'opposition continua et augmenta. Un certain groupe se sépara de leur église pour en fonder une autre parce qu'ils n'aimaient pas le réveil. Finney en fut grandement troublé et il passa beaucoup de temps dans la prière. Dieu finit par l'assurer qu'Il serait avec lui et qu'il le soutiendrait. Ceci lui donna une paix et une confiance inébranlable. Ce fut la dernière fois qu'il s'inquièta à cause de l'opposition. Éventuellement après plusieurs années, ce même groupe demanda à Finney de leur prêcher la repentance et ils se convertirent tous sauf un. Il y eut aussi des pasteurs très influents qui s'opposèrent à lui mais ce fut à cause de rumeurs non fondées. Plus tard ils se joignirent à sa cause et devinrent eux aussi connus pour les réveils qu'ils provoquaient.

Après un dizaine d'années de réveil et d'évangélisation, la santé de Finney était défaillante. C'est alors qu'on lui offrit un poste d'enseignant de théologie au nouveau collège Oberlin. Il était déjà pasteur d'une église à New York à cause de sa santé. Ce collège était innovateur parce qu'il acceptait des étudiants noirs. Le débat sur l'esclavagisme était très fervent à ce moment dans cette région.

Tous ses élèves l'appréciait et le respectait. Son humilité faisait en sorte qu'il reconnaissait ses erreurs devant tous. Lorsqu'il leur parlait de l'expiation, tous pleuraient, comme dans les réveils.

Doctrine :

Personne ne peut vivre les expériences de Finney sans recevoir aussi l'onction qui l'accompagnait. Toutefois la doctrine qu'il prêchait et qu'il vivait sont des parties intégrantes de son œuvre que l'on ne peut pas négliger.
Voici les trois pilliers qui formaient la fondation du ministère de Charles Finney:

1. Repentance

2. Justice

3. Puissance pour évangéliser

Nous avons vu que dès le début, Finney était conscient de son état de pécheur. Il lutta longtemps par ses forces. Lorsqu'il fut complètement désespéré il cria et implora le Seigneur de le délivrer. C'est à ce moment que Dieu lui accorda la repentance et la délivrance. A cause de cette expérience et de son arrière-plan religieux, Finney ne croyait pas à un "appel au salut". Le fait d'appeler à la repentance était vraiment innovateur à cette époque parmi cette dénomination. L'attitude théologique générale était que l'homme devait attendre que la grâce de Dieu lui accorde la repentance. En attendant la personne n'avait qu'à entretenir le désir par ses lectures, l'église, ses fréquentations, etc.


Biographie de John Bunyam
"le voyage du pèlerin"



" Dans mon voyage à travers le désert de ce monde, j'arrivai dans un lieu où il y avait une caverne. Je m'y couchai pour prendre un peu de repos, et m'étant endormi, je fis un rêve: je voyais un homme vêtu d'habits sales et déchirés. Il était debout et tournait le dos à sa maison. Dans sa main, il tenait un livre, et ses épaules étaient chargées d'un pesant fardeau. "

Il y a trois siècles, John Bunyan commençait ainsi son livre, Le voyage du pèlerin. Ceux qui connaissent ses œuvres littéraires peuvent confirmer qu'il est bien " le rêveur immortel qui, même mort, parle encore ". Cependant, bien que des milliers de croyants connaissent Le voyage du Pèlerin, bien peu nombreux sont ceux qui connaissent l'histoire de la' vie dédiée à la .prière de ce courageux prédicateur.

Bunyan, dans son autobiographie intitulée Grâce abondante pour le premier des Pécheurs, nous apprend que ses parents, bien que très pauvres, réussirent à lui faire apprendre à lire et à écrire. Lui-même se nommait " le premier des pécheurs"; d'autres affirment qu'il eut " beaucoup de chance " bien que non encore croyant. Il épousa une jeune fille dont toute la famille était profondément croyante. Bunyan était rétameur, et comme tous ceux de son métier, très pauvre. De son côté, elle possédait pour tout bien deux livres: Le chemin qui mène au ciel et La pratique de la piété, œuvres que son père lui avait laissées en mourant. Bien que Bunyan ait trouvé dans ces deux livres " quelques points qui l'avaient intéressé ", ce fut lors des cultes qu'il éprouva la conviction d'être sur le chemin de l'enfer.

Dans les passages suivants tirés de Grâce abondante pour le premier des pécheurs, on découvre comment il lutta par la prière pendant la période de sa conversion:

"J'eus entre les mains une œuvre des Ranters, livre très apprécié de quelques théologiens. Incapable de juger par moi-même du mérite de ces doctrines, je m'appliquai à prier ainsi: "Ô Seigneur, je ne sais pas faire la différence entre l'erreur et la vérité. Seigneur, ne me laisse pas seul accepter ou refuser cette doctrine en aveugle; si elle vient de Dieu, fais que je ne la repousse pas; si elle est l'œuvre du diable, ne me laisse pas l'accepter;" Dieu soit loué de ce qu'Il m'ait incité à me méfier de ma propre sagesse et de ce qu'Il m'ait gardé des erreurs des Ranters. La Bible me fut très précieuse alors.

"Pendant tout ce temps où je me sentais condamné aux peines éternelles, je m'étonnais de voir les hommes s'efforcer d'obtenir des biens terrestres, comme s'ils espéraient vivre ici éternellement [...] Si j'avais eu la certitude du salut de mon âme, je me serais senti immensément riche, même si je n'avais eu que des haricots à manger.

" Je cherchai le Seigneur, priant et pleurant, et du fond de mon âme, je criai: ÔSeigneur, montre-moi, je t'en prie, que tu m'aimes d'un amour éternel. Alors, j'entendis mes paroles me revenir comme un écho: Je t'aime d'un amour éternel. Je me couchai et dormis en paix et, au réveil le lendemain, la même paix inondait mon âme. Le Seigneur m'assura: Je t'aimais quand tu vivais dans le péché; je t'aimais avant, je t'aime maintenant et je t'aimerai toujours.

" Un matin, alors que je priais en tremblant, convaincu que je n'obtiendrais pas une Parole de Dieu pour me consoler, il me dit: Ma grâce te suffit.

" Mon esprit s'illumina d'une grande clarté, comme si le Seigneur Jésus me regardait du haut du ciel à travers le toit de la maison et qu'il m'avait m'adressé ces paroles. Je rentrai chez moi en pleurant, transporté de joie et empli d'humilité au plus profond de moi.

" Cependant, un jour, alors que je marchais dans la campagne, la conscience inquiète, soudain ces paroles s'emparèrent de mon âme: Ta justice est dans les cieux. Avec les yeux de l'âme, je crus voir Jésus-Christ assis à la droite de Dieu, et qui se tenait là comme ma justice [...] En outre je vis que ce n'était pas la bonté de mon cœur qui pouvait l'améliorer ou au contraire y porter .préjudice; car ma justice c'est le Christ lui-même, le même hier, aujourd'hui et toujours. Alors les chaînes tombèrent de mes chevilles: je me trouvais libéré de mes angoisses et les tentations qui m'assaillaient perdirent de leur force; je ne craignais plus la sévérité de Dieu et je rentrai chez moi en me réjouissant par la grâce et l'amour de Dieu. Je n'ai pas trouvé dans la Bible la phrase: Ta justice est dans les cieux, mais il y a : Il a été fait pour nous sagesse et aussi justice, sanctification et rédemption (1 Corinthiens 1:30) et je vis que l'autre phrase était vraie.

" Alors que je méditais ainsi, la phrase suivante des Ecritures pénétra mon esprit avec force: Il nous a sauvés, non pas pour les œuvres de justice que nous avons accomplies, mais par sa miséricorde. Je fus ainsi élevé vers les cieux et je me retrouvai au sein de la grâce et de la miséricorde. Avant, je craignais la mort, mais maintenant, je proclamai: Je désire mourir. La mort devenait pour moi chose désirable. On ne vivait pas vraiment avant de passer dans l'autre vie. Oh, pensais-je, cette vie est à peine un songe en comparaison de l'autre! C'est en cette occasion que l'expression " héritiers de Dieu " se révéla si pleine de signification pour moi que je ne peux l'expliquer en termes terrestres. Héritiers de Dieu! Dieu lui-même est la part des saints. C'est ce que je vis et qui me remplit d'admiration; cependant, je ne peux raconter tout ce que je vis... Christ était un Christ précieux en mon âme, il était ma joie; la paix et le triomphe en Christ étaient si grands que j'eus les plus grandes difficultés à rester couché". .

Bunyan, dans sa lutte pour se libérer de l'esclavage du péché, ne fermait pas son âme aux êtres désorientés qui ignoraient les horreurs de l'enfer. A ce sujet, il écrivit:

" Par les Ecritures, je compris que l'Esprit Saint ne veut pas que les hommes enterrent leurs talents et leurs dons, mais au contraire qu'ils les développent [...] Je rends grâce à Dieu de m'avoir donné la capacité d'aimer, d'avoir pitié de l'âme de mon prochain et de m'avoir incité à m'efforcer de prononcer les paroles que Dieu pourrait utiliser afin d'atteindre les consciences et de les réveiller. En ceci le Seigneur a répondu au désir de son serviteur et les gens commencèrent à se montrer émus et angoissés, quand ils comprirent l'horreur de leurs péchés et la nécessité d'accepter Jésus-Christ.

" Du plus profond de mon cœur, j'ai crié vers Dieu sans répit pour qu'il rende efficace la Parole pour le salut des âmes [...] En fait, j'ai répété au Seigneur que si le sacrifice de ma vie devant tous pouvait servir à les réveiller et à les confirmer dans la vérité, j'accepterais avec joie.

" Dans l'exercice de mon ministère, mon principal désir était d'aller dans les lieux les plus obscurs du pays [...] Lorsque je prêchais, je ressentais les douleurs mêmes de l'enfantement pour que naissent des enfants à Dieu. S'il n'y avait pas de fruit, je n'accordais aucune importance aux éloges que pouvaient me valoir mes efforts; s'il y avait des fruits, je n'accordais aucune importance à l'opposition rencontrée ",

Les obstacles que dut affronter Bunyan furent nombreux et variés. Satan, lorsqu'il se vit sérieusement menacé par l'œuvre de ce serviteur de Dieu, commença à dresser des barrières de toutes sortes. Bunyan luttait fidèlement contre la tentation de s'enorgueillir du succès de son ministère, afin de ne pas tomber dans la condamnation du diable. Lorsqu'une fois, un auditeur lui dit qu'il avait prêché un bon sermon, Bunyan lui répondit :" Il n'est pas nécessaire de me le dire, le diable me l'a déjà murmuré à l'oreille avant même que je descende de chaire ".

Puis l'ennemi des âmes incita les impies à calomnier Bunyan et faire courir des bruits contre lui dans tout le pays afin de le pousser à renoncer à son ministère. On le traita de sorcier, de jésuite, de contrebandier, on affirma qu'il vivait avec une maîtresse, qu'il avait deux épouses et que ses enfants étaient illégitimes.

Lorsque tous ces stratagèmes du malin pour détourner Bunyan de son ministère glorieux eurent échoué, ses ennemis l'accusèrent de ne pas observer les règles du culte de l'Eglise officielle. Les autorités civiles le condamnèrent à la prison à perpétuité et se refusèrent formellement à révoquer la sentence, malgré tous les efforts des amis de Bunyan et les prières de sa femme; il devait rester prisonnier jusqu'au jour où il prêterait serment de ne plus jamais prêcher.

Au sujet de son emprisonnement, il nous raconte:

" Je n'avais jamais autant ressenti la présence de Dieu. à mes côtés à tout instant avant d'être emprisonné […] me fortifiant si tendrement avec telle ou telle parole des Ecritures, à tel point que j'en vins à désirer, si cela était permis, des tribulations plus grandes encore pour recevoir une plus grande consolation.

" Avant mon incarcération, j'ai prévu ce qui devait m'arriver et deux choses brûlaient dans mon cœur sur la façon dont je pourrais faire face à la mort, si j'en arrivais là. Je fus poussé à prier, à demander à Dieu de me fortifier "à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients. Rendez grâces au Père." Pendant toute l'année qui précéda mon arrestation, je ne priais presque jamais sans que ce verset des Ecritures ne me revienne à l'esprit et sans que je ne comprenne que pour souffrir avec patience et surtout avec joie, il fallait une grande force d'âme.

" La seconde considération fut dans le passage suivant: Et nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts. Grâce à ce verset je compris que si j'en arrivais à souffrir comme je le devais, premièrement je devais condamner à mort tout ce qui appartenait à notre vie, considérant ma femme, mes enfants, ma santé, les plaisirs, tout, enfin, comme morts pour moi et moi pour eux.

"Je résolus, comme dit Paul, de ne pas regarder les choses qui se voient, mais celles qui ne se voient pas; parce que les choses qui se voient sont temporelles alors que celles qui ne se voient pas sont éternelles. Et. je compris que si je m'étais préparé seulement à la prison, je pourrais à l'improviste être appelé aussi à être fouetté ou attaché au pilori. De même si je m'attendais seulement à ces châtiments, je ne supporterais pas celui de l'exil. La meilleure façon de supporter les souffrances était d'avoir confiance en Dieu, pour ce qui était du monde à venir, et pour celui-ci, il fallait considérer le tombeau comme ma demeure, dresser ma couche dans les ténèbres et dire à la décomposition: c'est toi mon père et à la vermine: Ma mère et ma sœur (Job 17:13-14).

" Cependant, en dépit de ce réconfort, j'étais un homme en proie à la faiblesse. La séparation d'avec ma femme et nos enfants, je la ressentais parfois en prison comme si ma chair était arrachée de mes os, ceci non seulement parce que je pensais aux épreuves et aux malheurs que subissaient ces êtres qui m'étaient chers, particulièrement ma fille aveugle. Pauvre fille, comme ton existence en ce monde est triste! Tu seras maltraitée; tu demanderas l'aumône, tu souffriras de la faim, du froid, du dénuement et autres malheurs! Oh, les souffrances de ma petite aveugle me déchiraient le cœur en lambeaux!

"Je méditais également beaucoup sur l'horreur de l'enfer pour ceux qui craignaient la croix au point de se refuser à rendre gloire à Christ et de nier ses paroles et sa loi devant les fils des hommes. Mais je pensais encore plus à la gloire que le Christ prépare pour ceux qui avec amour, foi et patience rendent témoignage pour lui. Le souvenir de ces choses contribuait à diminuer la tristesse que je ressentais lorsque je pensais aux êtres chers qui souffraient à cause de mon témoignage pour Christ. "

Mais toutes les horreurs de la prison ne suffirent pas à ébranler le courage de John Bunyan. Lorsqu'on lui offrit la liberté en échange de l'engagement de ne plus jamais prêcher, il répondit: "Si je sortais aujourd'hui de prison, demain je prêcherais de nouveau l'Evangile avec le secours de Dieu ".

A ceux qui pensent qu'en fin de compte, John Bunyan n'était qu'un fanatique, nous conseillons de lire et de méditer les œuvres qu'il nous légua: Eclaircissements sur quelques vérités évangéliques, La prière, le voyage du pèlerin, Grâce abondante pour le premier des Pécheurs et beaucoup d'autres pas encore traduites en français.

John Bunyan passa plus de douze ans en prison. Il est facile de dire que ce furent douze longues années, mais il est difficile d'imaginer ce que cela signifie vraiment; il passa plus du cinquième de sa vie en prison, alors qu'il était dans la force de l'âge. Ce fut un Quaker du nom de Whitehead qui obtint sa libération. Une fois libre, il alla prêcher à Bedford, à Londres et dans de nombreuses autres villes. Il finit par devenir si populaire qu'on le surnomma " Evêque Bunyan ". Il poursuivit son ministère fidèlement jusqu'à l'âge de soixante ans, lorsqu'il fut victime de la fièvre et mourut. Des dizaines de milliers de personnes se rendent encore sur sa tombe.

Comment expliquer le succès de John Bunyan? Orateur, écrivain, prédicateur, moniteur d'école du dimanche ou père de famille, chacun peut tirer grand profit de l'étude du style et des mérites des œuvres de Bunyan, en dépit du fait que celui-ci ne fut qu'un simple ferblantier sans aucune instruction.

Mais comment peut-on expliquer la réussite merveilleuse de Bunyan? Comment un homme inculte pouvait-il prêcher comme il le faisait et écrire dans un style susceptible d'intéresser les enfants comme les adultes, les rois comme les pauvres, les savants comme les profanes? La seule explication est que c'était un homme en communion constante avec Dieu. Bien que son corps était retenu en prison, son âme était libre. Car c'est dans une cellule que John Bunyan eut les visions décrites dans ses livres; des visions beaucoup plus réelles que ses persécuteurs et que les murs qui l'entouraient. Ses ennemis ont disparu depuis longtemps et ces murs sont tombés en ruines, mais les écrits de Bunyan continuent à apporter lumière et joie à toutes les générations partout sur la terre.

Ce qui suit montre la lutte que Bunyan soutenait avec Dieu lorsqu'il priait: " Il y a dans la prière un moment où il faut mettre à découvert la personnalité, ouvrir son cœur devant Dieu, épancher son âme affectueusement en demandes, soupirs et gémissements :
Psaumes 38 : 10
10 Mon coeur est agité , ma force m'abandonne , Et la lumière de mes yeux n'est plus même avec moi.


Psaumes 42 : 3-5
3 Mes larmes sont ma nourriture jour et nuit, Pendant qu'on me dit sans cesse : Où est ton Dieu ? 4 Je me rappelle avec effusion de coeur Quand je marchais entouré de la foule, Et que je m'avançais à sa tête vers la maison de Dieu, Au milieu des cris de joie et des actions de grâces D'une multitude en fête . Lire la suite




En une autre occasion, il écrivit: " Parfois les meilleures prières consistent plus en soupirs qu'en paroles, et ces paroles ne sont rien d'autre que la simple représentation du cœur, la vie et l'esprit de ces prières ".

Comment il insistait et importunait Dieu dans ses prières, se voit clairement dans le paragraphe suivant: " Je te le dis: continue à frapper, à pleurer, à gémir et à supplier; s'il ne se lève pas pour s'occuper de toi parce que tu es son ami, au moins, en raison de ton insistance, il se lèvera pour te donner ce dont tu as besoin ".

Indiscutablement, le caractère extraordinaire de la vie de Bunyan avait sa source dans sa profonde connaissance des Saintes Ecritures qu'il aimait tant et dans ses prières persévérantes à Dieu qu'il adorait. Si quelqu'un se demande si Bunyan a fait la volonté de Dieu pendant les douze longues années qu'il a passées dans la prison de Bedford, il doit reconnaître que ce serviteur du Christ, en écrivant Le voyage du pèlerin en prison, a prêché un sermon qui, près de trois siècles après, se lit toujours en cent quarante langues. C'est le plus fort tirage après la Bible. Sans un tel dévouement à Dieu, il n'aurait pas été possible d'atteindre le résultat incommensurable et durable de ce sermon prêché par un ferblantier pénétré de la grâce de Dieu.

Biographie de William Booth




LA PRIERE FACONNE L'HISTOIRE

William Booth, le fondateur de l'Armée du Salut, écrivait à la fin du 19e siècle : "Le plus grand danger du vingtième siècle sera une religion sans Saint-Esprit, des chrétiens sans Christ, le pardon sans repentance, le salut sans nouvelle naissance, la politique sans Dieu et un ciel sans enfer." Il semble qu'il avait là une très pénétrante acuité prophétique.

Le 9 avril 1865, Lee rencontra Grant dans le salon d'une maison privée à Appomattox Court House. Il capitula avec son armée et mit fin à quatre longues années de mort et de dévastation qu'avait été le Guerre Civile. La même année, un anglais de 36 ans nommé William Booth déclara la guerre contre les puissances des ténèbres en fondant l'Armée du Salut.

Une des armes les plus efficaces dans l'arsenal du Général Booth était la prière fervente. Ce n'était pas inhabituel pour Booth de tenir "une nuit entière de prière" lorsqu'il allait prêcher la Parole de Dieu. Les gens inondaient les autels partout où il allait. "La puissance de Dieu était merveilleusement manifeste dans les réunions… les gens étaient fréquemment frappés à terre, accablés par une sensation de la présence et de la puissance de Dieu."

Le succès de l'Armée du Salut dans le travail de libération des captifs était un fait surnaturel, particulièrement lorsque l'on considère ceux qu'elle s'efforçait d'atteindre. Le cri de bataille du Général Booth était : "En avant pour les âmes et en avant pour les pires !" Les pires pécheurs étaient sauvés, les cafés fermaient et des villes entières étaient secouées.

Le succès de Booth attira non seulement des partisans mais aussi des ennemis. On lançait des charbons ardents sur ceux qui servaient dans l'Armée, on les aspergeait de goudron et de soufre brûlant. Ils furent battus, lapidés et battus à coups de pied jusqu'à la mort dans les rues. L'Armée du Salut résistait à leurs ennemis avec un chaleureux "Dieu vous bénisse", et une prière. Le Général Booth lui-même fut dans le feu de l'action. Quand on lui cracha dessus pendant le voyage aux Midlands, Booth encouragea ses compagnons soldats ainsi : "Ne vous essuyez pas - c'est une médaille !"

Nuit après nuit, Booth rentrait chez lui, saignant et meurtri après avoir été attaqué dans les bas-quartiers d'Angleterre. Après de telles nuits d'épreuve, il prenait la main de sa femme et lui disait : "Kate, laisse-moi prier avec toi." Après avoir prié avec Catherine, il se relevait de sa position à genoux, armé d'un tout nouveau courage et d'un tout nouvel espoir. Booth avait besoin de toute la vaillance que sa femme Catherine pouvait lui inspirer. Elle l'encourageait ainsi : "Si nous sommes fatigués, il vaut mieux que nous nous en allions et que nous en finissions avec cela; rien n'est pire qu'une église morte." Malgré les pressions accablantes du ministère, les Booth furent une famille joyeuse et unie. Le Général avait quatre enfants et aimait s'amuser et jouer bruyamment avec eux, particulièrement à leur jeu favori du "renard et des oies".

Une fois, lors d'un voyage, la voiture du Général Booth fut arrêtée pour un contrôle. Il profita de l'occasion pour exhorter quelques ouvriers d'une usine qui étaient sans occupation. Il leur dit : "Hommes, certains d'entre vous ne priez jamais. Vous avez abandonné la prière depuis longtemps. Mais je vais vous dire : n'allez-vous pas prier pour vos enfants afin qu'ils soient différents ?" Au bout de quelques minutes, 700 hommes s'agenouillèrent pour prier en silence.

Lors d'une autre occasion, deux officiers de l'Armée du Salut commencèrent à chercher un nouveau travail, mais ils ne subirent que des échecs et de l'opposition. Frustrés et fatigués, ils firent appel au Général pour fermer la mission de sauvetage. Le Général Booth leur envoya en retour un télégramme avec trois mots : "ESSAYEZ LES LARMES." Ils suivirent son conseil et furent les témoins d'un puissant réveil.

Pendant toute la durée de son ministère, William Booth effectua 7,5 millions de kilomètres lors de ses voyages et prêcha 60 000 sermons.

Que Dieu nous aide, en ces jours désespérés et distraits dans lesquels nous vivons, à proclamer haut et fort ce conseil du Général : "Travaillez comme si tout dépendait de votre travail, et priez comme si tout dépendait de votre prière."
Biographie de James O Fraser



Certains des serviteurs de Dieu les plus précieux ont passé la majeure partie de leur vie cachés et inaperçus. Oubliés et ignorés par les foules religieuses, ils réussissent dans l’obscurité et la solitude. Leurs vies humbles semblent chanter tout doucement ces paroles négligées d’un hymne de Charles Wesley : "Garde-nous petits et inconnus, précieux et aimés de Dieu seul." William Jay, le prédicateur anglais, écrivait : "Beaucoup de ceux qui sont grands aux yeux du Seigneur vivent actuellement dans des petites maisons de campagne et des taudis, et sont rarement connus."

James O. Fraser, de la Mission Intérieure Chinoise, était un de ces serviteurs de Dieu de choix, qui éprouvait de la satisfaction à faire son labeur dans une obscurité presque totale. Cet homme talentueux était prédicateur, linguiste, génie musical et ingénieur. Il arriva dans la province de Yunnan en Chine en 1910 avec un cœur soupirant après les âmes de la tribu oubliée des Lisu. Pendant tout le temps où Fraser se consacrait au travail missionnaire visant à atteindre les gens de la tribu des Lisu, il devint quelque peu oublié. Durant des années, il vécut seul, caché derrière les vastes chaînes de montagnes de l’Ouest reculées de la Chine.

Peu de personnes connaissaient réellement James Fraser. Il y avait une atmosphère de mystère entourant cet homme talentueux, qui avait choisi une vie primitive de pionniers au lieu des applaudissements d’une salle de concert en Angleterre. Certains disaient que c’était absolument déplacé que Fraser gaspillât et enterrât ses dons sur le champ missionnaire. Cependant, Monsieur Fraser fut admirablement utilisé par Dieu, à travers la prière et un labeur rempli d’amour, pour détourner des multitudes de Lisu de l'esclavage dû à l’adoration des démons, vers la connaissance de Jésus-Christ. Après être parvenu à maîtriser la difficile langue Lisu, il développa sa propre "écriture Fraser", et traduisit les Ecritures en dialecte tribal.

Avant la fin de l’année 1916, il y eut une réelle visitation de l’Esprit parmi les Lisu, qui donna lieu à 6000 baptêmes en l’espace de seulement deux ans. L’Eglise Lisu continua à croître, et devint en définitive l’un des plus grands corps tribals chrétiens du monde.

Le succès de J.O. Fraser n’était pas le résultat de ses talents impressionnants ou de son intellect gigantesque. Monsieur Fraser réussit là où d’autres échouent souvent, parce qu’il avait appris comment toucher Dieu à travers la prière. Isolé et caché aux yeux de tous derrière les montagnes, il fut contraint de chercher Dieu pour chacun de ses besoins. "Pour connaître le réel Fraser, on a besoin de l’entendre dans la prière. La prière était la respiration même de la vie pour lui, et dans la prière il semblait s’échapper du temps en direction de l’éternité." Pour beaucoup d’entre nous, la prière n’est pas le premier choix, mais le dernier recours. Fraser avait appris, de par une absolue nécessité, à prier avec ferveur et continuellement.

"Fréquemment, les versants des montagnes étaient témoins des supplications importunées et pénétrantes de cet homme dont le temps de prière se comptait non en minutes mais en heures." Fraser n’était pas un homme qui disait simplement des prières, mais qui ENFANTAIT dans la prière. Il connaissait la nécessité spirituelle de la lutte et de l’agonie dans la prière. Il écrit: "Combien de vos prières ont-elles la sorte de qualité que nous trouvons dans l’amertume de l’âme chez Anne, ‘lorsqu’elle pria le Seigneur ?’ Combien de fois avez-vous jamais ‘PLEURE AVEC DOULEUR’ devant le Seigneur ? Nous avons peut-être prié beaucoup, mais nos aspirations n’ont pas été profondes en comparaison des leurs. Nous avons passé beaucoup de temps sur nos genoux, c’est possible, sans que nos cœurs pénètrent dans l’agonie du désir. Mais la réelle supplication est fille du désir venant du cœur, et ne peut pas triompher sans ce dernier; un désir non de la terre ni issu de nos cœurs pécheurs, mais imprimé en nous par Dieu Lui-même. Oh, qu’il y ait de tels désirs ! Oh, qu’il y ait la sincérité d’Anne, non seulement en moi-même, mais en tous ceux qui se joignent dans la prière pour ces pauvres païens aborigènes."

A notre honte, certaines des disciplines les plus élémentaires de nos pieux pères sont devenus étrangères et peu familières à beaucoup d’entre nous. L’une des armes les plus efficaces des saints priants d’autrefois était la discipline de la "prière jusqu’au bout". "J. O. Fraser à la fois encourageait et pratiquait cette puissante réalité.

A ce sujet, Monsieur Fraser écrit : "Nous devons nous préparer à une sérieuse guerre, et ‘après avoir tout surmonté, tenir fermes’, nous devons combattre jusqu’au bout et ensuite nous tenir victorieux sur le champ de bataille. Ceci n’est-il pas un autre secret de nombreuses prières non exaucées, le fait que nous n’avons pas combattu jusqu’au bout? Si le résultat ne se voit pas aussi rapidement qu’espéré, les chrétiens sont aptes à se décourager, et s’il est encore plus retardé, à tout abandonner. Vous connaissez le nom qu’ils donnent aux lieux en Angleterre où le bâtiment (ou n’importe quelle chose d’autre) est abandonné, lorsqu’il n’a été achevé qu’à moitié – Cette chose-là est une "sottise". Je me demande si quelques-unes de nos prières ne méritent pas la même marque de disgrâce. Luc 14:28-30 s’applique aux prières ainsi qu’aux tours. Nous devons estimer le coût avant de prier la prière de la foi. Nous devons être prêts à payer le prix. Nous devons considérer les affaires. Nous devons nous apprêter à "voir les choses jusqu’au bout" (Ephésiens 6:18, "en toute persévérance").

" Lutter contre les esprits démoniaques est une réalité journalière de la survie spirituelle. Le combat spirituel ne s’apprend pas dans nos temps de loisir, mais il nous est asséné sur la tête lorsque nous commençons à menacer le royaume des ténèbres. En 1913-1914, James Fraser traversa une période de profonde oppression spirituelle qui le força à traiter des questions que beaucoup préféreraient ignorer. Alors que Fraser atteignit les Lisu spirituellement aveugles, il devint l’objet d’une intense attaque démoniaque. Il se trouva lui-même dans la situation où il glissait progressivement dans un état paralysant de dépression et de désespoir. Il commença bientôt à remettre en question les fondements même de sa foi en Dieu. "Les fondements furent profondément ébranlés dans ces jours et nuits de conflit, jusqu’à ce que Fraser réalisât que derrière tout cela, se cachaient des "puissances des ténèbres" qui cherchaient à l’écraser. Il avait osé envahir le royaume de Satan, que nul n'avait contesté depuis des siècles. Tout d’abord, la vengeance était tombée sur les personnes en recherche parmi les Lisu, c’étaient des proies faciles. Maintenant, il était lui-même attaqué, et c’était une guerre à mort, spirituellement parlant.

Fraser fut grandement aidé dans son combat spirituel par l’arrivée au temps propice d’un magazine produit par Jessie Penn-Lewis s’intitulant The Overcomer (Le Vainqueur). "Ce qu’il m’a montré," écrit Fraser, "c’était que la délivrance de la puissance du malin vient à travers une résistance ferme sur la base de la Croix. Je suis ingénieur, et je crois dans les choses qui marchent. Je veux les voir marcher.

J’avais constaté que beaucoup d’enseignements spirituels que l’on entend ne semblent pas marcher.

Mon appréhension, à quelque degré que ce fût, par rapport à d’autres aspects de la vérité, avait été brisée. Le côté passif du fait de tout abandonner au Seigneur Jésus qui est notre vie, bien que vrai et plein de bénédiction, n’était pas tout ce dont j’avais besoin précisément alors même. Une ferme résistance sur la base de la Croix fut ce qui m’apporta la lumière. Car je vis que cela marchait. J’avais l’impression d’être un homme en train de périr de soif, sur lequel de l’eau froide, claire et belle avait commencé à couler.

Les gens vous diront, après une réunion utile peut-être, que telle ou telle vérité est le secret de la victoire. Non : nous avons besoin de vérités différentes à des moments différents. ‘Regardez au Seigneur’, vous diront certains. ‘Résistez au diable’ se trouve aussi dans les Ecritures (Jacques 4:7) et j’ai vérifié que cela marchait ! Ce nuage de dépression se dispersa. Je trouvai que je pouvais avoir la victoire dans le domaine spirituel toutes les fois que je le voulais. Le Seigneur Lui-même a résisté au diable en prononçant des paroles : "Arrière de moi, Satan !" Dans mon humble dépendance à Lui, je fis la même chose. Je parlai à Satan à ce moment-là, utilisant les promesses de l’Ecriture comme des armes. Et elles marchèrent. Immédiatement après, la terrible oppression commença à s’en aller."

Vers la fin de sa vie, James Fraser se trouva lui-même dans une autre sorte de conflit spirituel. Il commença à se sentir de plus en plus insatisfait avec ce que beaucoup considéraient comme un ministère réussi. Il reconnaissait comme jamais auparavant le grandiose besoin d’un véritable réveil sur le champ missionnaire et dans son pays. Son cœur aspirait maintenant à une puissante visitation de la gloire de Dieu. Lorsque Dieu crée en nous un tout nouveau désir, nous pouvons toujours avoir confiance qu’Il se prépare à agir.

Durant des congés, les aspirations de Fraser furent confirmées par l’opportunité qu’il eut d’entendre prêcher le missionnaire revivaliste Jonathan Goforth. Madame J. O. Fraser décrit cet événement important qui eut lieu dans la vie de Fraser. "Alors que le vieil homme de Dieu se levait pour prêcher, un sentiment écrasant de la présence de Dieu remplit la pièce, et alors qu’il parlait, nous n’étions rien d’autre que fondus sous la puissance de ses paroles, car Goforth avait été revêtu d’une onction divine venant de Dieu Lui-même, et c’était impossible de ne pas le remarquer. Fraser avait entendu parler auparavant des grands réveils dont Goforth avait été témoin dans son travail en Chine, mais de l’entendre parler fut quelque chose d’inoubliable et laissa sur son âme un profond fardeau. La grande question dans son esprit était de savoir si nous étions en train de travailler avec la puissance que Dieu nous avait promise."

Une nouvelle fois, Madame Fraser écrit à propos du nouveau fardeau de son mari : "Il voyait les millions de Chinois non atteints qui grouillaient, et la minuscule poignée de missionnaires, mais aussi grande que fût le besoin d’avoir plus de missionnaires, il y avait un bien plus grand besoin, celui que ceux parmi nous qui étions là-bas fussent revêtus d’une bien plus grande puissance. Fraser était quelque peu sous le poids d'un fardeau, parce que l’Eglise à la fois au pays et à l’étranger semblait avoir un impact réel si faible sur le monde. Il passait des heures dans la prière, se demandant si nous devions retourner aux apôtres en tant qu’exemples pour nous, et à la Pentecôte en tant que puissance qui nous était réservée. "

Nous étions maintenant au début des années 1930, et Fraser n’était pas seul à désirer le réveil. Le cri de soupir après un réveil s’élevait maintenant des cœurs de nombreux missionnaires tout comme des chrétiens chinois. Soudainement, Dieu surgit, levant Ses instruments dissimulés pour propulser l’Eglise dans un puissant réveil dans le Nord de la Chine. Ce fut là que Fraser trouva quelques esprits de la même affinité que lui chez les ouvriers de réveil suivants : Andrew Gih et John Sung de l’équipe Bethel. Ils goûtèrent à de puissants moments de prière ensemble qui souvent durèrent jusqu’aux premières heures du matin. Monsieur Fraser décrit cette période comme sa plus heureuse expérience vécue en Chine. Ce furent les jours de gloire du réveil de Shantung avec Bertha Smith et Marie Monsen. Anna Christiansen de la C.I.M. et Watchman Nee du "Petit Troupeau" récoltèrent aussi le fruit du réveil à cette époque.

Peu importe qui était le ministre, le message était essentiellement identique: la dénonciation du péché secret, un appel à la profonde repentance, le besoin de restitution, et l’espoir de la victoire totale à travers le Sang et la puissance du Saint-Esprit.

"Le Royaume de Dieu est forcé et ce sont les violents qui s’en emparent." - Matthieu 11:12. La vie de James Fraser fut une illustration vivante de ce verset. Comme Fraser, nous devons nous revêtir d’humilité alors que nous courons faire la guerre dans le combat de la foi. Nos prières doivent s’élever au-dessus de la simple rhétorique sentimentale et religieuse. Ce dont nous avons besoin, ce sont des gémissements et des pleurs violents de la prière d’enfantement ! Nous devons apprendre à être violents dans la prière avec Satan et avec notre propre ORGUEIL entaché de péché. Le Roi Jésus recherche un peuple qui Lui sera assujetti en toute sainteté et en toute humilité, et qui néanmoins tiendra ferme dans une foi audacieuse contre les puissances des ténèbres (Jacques 4:7). L’humilité en dehors de la foi courageuse devient du désespoir, et la foi en dehors de l’humilité dans un cœur brisé devient de la présomption. La vraie victoire de réveil viendra finalement lorsque les pauvres en esprit apprendront à marcher dans l’autorité et la puissance de l’Esprit."
Biographie de frère André dit"le contrebandier de Dieu"

Il transporta des bibles en contrebande sous le nez de gardes armés, pour amener l'amour de Dieu à tous ceux qui vivaient derrière le Rideau de Fer. Sa mission particulière lui fut montrée dans des circonstances des plus ironiques. Invité par les communistes à un rassemblement de jeunesse en Pologne, en juillet 1955, il y distribua l'Evangile de Jean, et le "petit livre rouge" du salut de la Scripture Gift Mission. À sa grande surprise, il découvrit que, bien que les communistes aient manifesté leur désir de liberté religieuse, ils avaient interdit le Livre! Aucune bible ne devait désormais être disponible où que ce fût derrière le Rideau de Fer. A partir de ce moment, frère André devint le "contrebandier de Dieu", portant des bibles dans le territoire interdit.

Obéir à Dieu n'est jamais illégal

"A contrecœur, je suis devenu le contrebandier de Dieu" dit frère André. C'était le titre de son premier livre, édité par Hodder and Stoughton. "J'ai choisi ce titre pour le marché non-chrétien. J'avais suggéré un titre pieux et gentil, quelque chose comme : 'Dieu derrière le Rideau de Fer', mais le livre ne serait jamais devenu un best-seller. En regardant en arrière, je suis reconnaissant, mais je m'oppose toujours à ce titre! Je ne pense pas faire de la contrebande, je ne dis pas de mensonges, et je ne vends rien de ce que je prends avec moi. Je le fais à la demande du peuple du pays, les pasteurs en particulier, qui n'ont aucune bible et aucun livre chrétien. Obéir à Dieu n'est jamais illégal!"

Aujourd'hui nous sommes juste un groupe qui ose se mouiller !

"Nous avons des exemples dans les Ecritures où les gens ont obéi à Dieu plutôt qu'aux hommes. Pensez à la mère de Moïse, aux sages-femmes hébreux, à Daniel, et à Rahab. Si nous saisissons ce concept, alors nous pourrons prendre position fortement contre la décadence, le libéralisme, et chacun des maux de notre monde. Nous aurons des entrailles de compassion pour casser la loi des hommes, et garder la loi de Dieu. Aujourd'hui, nous sommes justes un groupe qui ose se mouiller ! Toute la question de la contrebande de bibles peut être vue comme une simple question historique : devons-nous obéir à l'homme plutôt qu'à Dieu? Ne devons-nous pas évangéliser le monde entier, comme le Christ nous a ordonné de faire? Cet ordre peut-il être court-circuité par les décrets d'un gouvernement hostile? Nous avons la double citoyenneté ! À chaque loi humaine, il existe une loi plus élevée, la loi de Dieu."

"L'épouse de Tim LaHaye l'écrivain, elle-même écrivain, s'occupe aux USA d'un mouvement de femmes très puissant. J'étais à la radio avec elle récemment. Elle m'a demandé: 'André, que pensez-vous de la chose terrible qu'a faite notre gouvernement ? Ils ont supprimé les prières à l'école...' J'ai répondu: 'Ils n'ont pas supprimé la prière, vous l'avez laissé disparaître. Si tous les professeurs chrétiens avaient décidé de prier malgré tout lundi matin, le gouvernement n'aurait jamais mis cent mille professeurs en prison! Vous avez cédé sans combattre".

Les vrais héros ont tous payé un prix élevé

Les affiches de Portes Ouvertes ont annoncé que frère André était un des grands héros chrétiens du 20ème siècle. Il n'était pas très heureux de cela, et quand dans une des réunions il fut présenté de la sorte, il objecta : "Je vous parlerai d'un vrai héros. Récemment je me suis retrouvé en Irian Jaya. Nous avons volé vers le Sud et la zone côtière, une zone de malaria, dangereuse et marécageuse. C'était un voyage dangereux pour arriver là-bas, mais nous y sommes arrivés grâce à la MAF (Mission Aviation Fellowship). Dans un petit village il y avait un évangéliste papou qui était là depuis six ans, sans jamais abandonner le village, bien qu'il eût perdu trois enfants à cause de la malaria. Son quatrième enfant était mourant. Il avait contracté lui-même une forme très agressive de cataracte. Encore trois mois, et il aurait été totalement aveugle. Mais il avait refusé de quitter le village. Qui est le vrai héros? Pas les prédicateurs ou les évangélistes que vous pouvez voir à la télévision. Cela n'a rien à voir avec l'héroïsme. Ainsi, je m'oppose à ce titre. Nous ne sommes pas des héros. Les héros, ce sont ceux d'Hébreux 11. Ils ont tous payé un prix élevé! Et nous, nous devenons même payés pour ce que nous faisons."

La seule chose qui m'importe, c'est ce que Dieu peut faire avec une personne
qui s'est totalement consacrée à Lui

Je suis un fan inconditionnel d'Oswald Chambers. J'aime les biographies, comme celle de Hudson Taylor. Les biographies de missionnaires sont mes livres de chevet. Vous en trouverez presque un millier dans ma bibliothèque personnelle. La seule chose qui m'importe, c'est ce que Dieu peut faire avec une personne qui s'est totalement consacrée à Lui, comme Watchman Nee ou Gladys Aylward. Ces gens m'ont énormément influencé. J'ai eu le privilège de collaborer avec Corrie Ten Boom. Cette dame hollandaise qui a seulement commencé à faire parler d'elle lorsque avait près de 75 ans, était ma compagne de déplacement préférée. Son ministère mondial de consolation et de conseil a commencé dans le camp de concentration de Ravensbruck, où elle avait trouvé, comme le prophète Esaïe l'avait promis, "une cachette contre le vent, un abri contre la tempête... l'ombre d'un grand rocher dans une terre oubliée."

Miracle sur miracle

Les récits que frère André fait de sa mission sont pleins de péripéties rocambolesques et dangereuses. Il raconte comment ce capitaine communiste en oublia de l'arrêter, tandis que l'officier et le missionnaire discutaient avec passion de théologie durant des heures. Il rappelle ce pasteur sibérien d'une église dénuée de bibles qui voyagea plusieurs milliers de kilomètres sur l'ordre de Dieu et apparut sur la Place Rouge au moment même où lui-même arriva avec des sacs remplis des bibles qui étaient passées dans sa Wolkswagen bleue sous les yeux aveuglés des gardes ! De nombreuses fois, il a fait la prière du contrebandier de Dieu: "Seigneur, dans mes bagages, j'ai la Bible que je veux porter à tes enfants au-delà de cette frontière. Quand tu étais sur terre, tu as ouvert les yeux des aveugles. Maintenant, je te prie, rends aveugles les yeux qui voient. Ne laisse pas les gardes voir les choses que tu ne veux pas qu'ils voient."

Le riche héritage du calvinisme

Frère André a grandi dans une maison chrétienne d'une petite ville en Hollande. "Je pense que cela a joué un rôle important en créant la base, l'assise de ma propre vie : ma foi dans un Dieu tout-puissant, mon amour pour Jésus-Christ, mon respect pour Dieu, tout cela vient de mon père qui nous lisait la Bible après chaque repas, que nous la comprenions ou pas. Nous connaissions le Catéchisme d'Heidelberg par cœur. Nous avons un héritage riche dans le calvinisme. Quoi que je sois devenu plus tard, cela a été la base sur laquelle je me suis toujours tenu. Ma mère était une chrétienne pieuse. Elle aimait écouter les cantiques de Johannes de Heer. C'était l'unique raison pour laquelle nous avions acheté une radio avant-guerre. Nous étions la seule famille qui eût ouvert sa maison aux personnes de l'Armée du Salut qui venaient une fois par an dans notre village. En ce temps-là, l'Armée du Salut était considérée comme une secte, mais ma mère leur avait toujours donné une tasse de café ou de potage. J'en garde de bons souvenir, bien que je n'aie jamais aimé aller à l'église, les cultes étais trop longs de toute façon."

Paralysé par la théologie libérale

"Je suis très pensif à propos du conflit actuel. Lors de toutes mes réunions, je dis que notre grand besoin en tant que chrétiens, et les évangéliques en particulier, est que nous ne savons même pas verbaliser notre foi en Dieu. C'est épouvantable et d'une pauvreté consternante. Gloire à Dieu pour le catéchisme d'Heidelberg ! Combien de personnes connaissent cette Confession de foi aujourd'hui? A mon avis, c'est la plus éloquente expression de la foi que nous ayons eue tout au long des siècles. Nous ne nous élevons pas vraiment d'une voix forte contre l'islam. Nous n'avons pas été paralysés par la crainte de l'islam, mais par la faiblesse de la théologie libérale qui a emporté nos racines et notre base. "

Emporté sur une civière

Le frère André garde toujours un souvenir vivace de la Deuxième Guerre Mondiale. Il semble s'en souvenir presque chaque jour, y compris de "l'hiver de la faim" de 1944/1945. Les premiers avions ennemis avaient volé au-dessus de sa maison dans la nuit du 10 Mai 1940. Rotterdam était bombardée par les allemands et la Hollande bombardait ses propres digues pour ralentir la progression de l'armée allemande. L'occupation avait duré jusqu'au printemps 1945. Quand André ramena à la maison un petit sac plein de croûtes de pain, en criant : "Nourriture! Nourriture! Nourriture! ", sa mère rongea les croûtes sèches, les yeux pleins de larmes de gratitude envers Dieu. La guerre s'achevait, mais elle ne faisait que commencer pour le petit André, âgé alors de 17 ans. Le gouvernement hollandais fit alors un appel très solennel pour aller libérer l'Indonésie de l'oppression japonaise, et son idéalisme le conduisit dans l'armée. Il alla combattre outre-mer. Les massacres et la cruauté auxquels il participa durant son engagement de trois ans comme soldat le plongèrent dans l'apathie spirituelle. "En Indonésie, j'ai découvert qu'ils jouaient un jeu politique avec nous. Une balle m'atteignit la cheville, et c'en était fini de la guerre pour moi. Ils m'ont emporté sur une civière, loin de la guerre..."

Voyant l'amour de Jésus

"J'étais à un tournant de ma vie. J'ai été emmené dans un hôpital, dirigé par des Franciscaines. Je suis bientôt tombé amoureux de chacune d'entres elles, me demandant comment elles pouvaient rester si joyeuses. Je ne les avais jamais entendues se plaindre. A ma question, l'une d'elles me montra ma Bible, posée sur ma table de chevet: "Vous avez la réponse là dedans". Depuis deux ans et demi que ma mère me l'avait offerte, je ne l'avais jamais lue. Je l'ai prise et ai commencé à la lire, encore et encore. Ce fut le tournant de ma vie.

Dieu choisit

Cette expérience et le fait qu'il participa peu après à une réunion de réveil à Amsterdam mirent André sur le chemin de la vie avec Dieu. "Je me souviens de cette petite pièce dans le grenier de la maison de le rue Pancrass, où je me suis mis à genoux et ai prié ma première prière consciente. Je me rappelle encore chacun de mes mots..." André étudia ensuite dans un séminaire assez peu orthodoxe, qui ne pourvoyait pas aux besoins de ses missionnaires et qui se contentait de les envoyer dans des champs de mission choisis par eux. Cependant, Dieu avait fait un choix pour le frère André : Il l'avait choisi pour une mission des plus extraordinaires... Porter la Parole de Dieu à chaque pays communiste, prêcher aux croyants des églises clandestines, et faire passer en contrebande la Bible aux chrétiens derrière le Rideau de Fer.

Une vision chrétienne des Droits de l'homme

"Pratiquement tous les problèmes de notre monde, matériellement et spirituellement, arrivent parce que Jésus-Christ n'est pas Maître et Seigneur dans les vies de tous les hommes." Chacun a le droit d'entendre l'Evangile et Jésus a ordonné qu'il en soit ainsi. Le fait est qu'un grand nombre n'ont pas rejeté Jésus : ils ne L'ont jamais vu ! Et ils ne l'ont pas vu parce que nous ne sommes pas allés jusqu'à eux.

Aujourd'hui, on parle tellement des Droits de l'homme. Dimanche dernier au matin j'ai prêché dans une assemblée à Auckland (Nouvelle Zélande) et plus de la moitié de la congrégation s'est avancée pour abandonner ses propres droits, afin que d'autres hommes puissent jouir des leurs. Si des hommes comme Paul avaient rechigné à aller en prison, à coup sûr notre Nouveau Testament n'aurait pas été très épais et l'on n'y aurait pas vu les plus beaux sermons qui eussent jamais été prêchés. Si nous ne ressentons pas la douleur de l'Eglise persécutée, alors nous ne faisons pas partie du Corps. Nous devons pleurer avec ceux qui pleurent, et parler pour ceux qui n'ont pas de voix.

J'ai dit à cette congrégation que nous devrions abandonner nos propres droits, afin que d'autres hommes puissent jouir des leurs. Et n'oublions pas : Jésus aussi avait le droit de recevoir Son héritage... Brisons le silence, et partageons les souffrances de ceux qui, autrement, devraient tout traverser seuls. Quand j'ai vu la moitié de la salle se lever, j'ai trouvé cela extraordinaire...

Dieu fait une œuvre puissante

Ce qui me frappe le plus dans cette Nouvelle-Zélande ce sont les réunions qui sont vivantes. Les églises baptistes sont comme nos églises charismatiques en Hollande. La louange est joyeuse, vivante et sincère. On voit tellement de vie dans ces assemblées, surtout parmi les jeunes. Je suis très optimiste pour ce pays, bien que partout on me dise que c'est l'un des pays les plus éloignés de l'Evangile au monde. Je pense qu'il ne faut pas se focaliser là-dessus. Nous devrions exploser de joie de voir ce que Dieu fait, au lieu de gémir et pleurnicher sur tous nos problèmes... Dieu fait tellement de choses si l'on y prend garde. Vous êtes libres, vous avez la Bible. Vos congrégations sont vivantes. Vous avez des écoles bibliques. De nombreuses vies se tournent vers le Seigneur! Au travail : l'Evangile doit être prêché au monde entier avant Son retour !

Prophétie, pas spéculation

"Quand les disciples sont venus vers Jésus pour Le questionner sur les signes des temps de la fin, les trois récits de Matthieu, Marc et Luc rapportent la première réponse de Jésus : la confusion. Jésus continue en parlant de signes, y compris des tremblements de terre, mais il a précisé que ce ne serait pas encore la fin. Le véritable signe, donné dans les trois évangiles cités et que "l'Evangile doit être annoncé à toutes les nations. Alors viendra la fin." Si nous ne faisons pas le boulot, Jésus ne reviendra pas. Je lis dans Apocalypse que Jésus reviendra pour une jeune épouse préparée et bien disposée. Alors je vous pose la question : où est cette épouse qui s'est préparée? Parfois, j'en parle sans ambages dans certaines de mes réunions (pas dans toutes!), et je montre que Jésus ne reviendra pas dans un "lupanar", une "maison close" pleine de prostitution.

Il se passe tant de choses autour de l'argent dans bien des congrégations... L'argent facile. Mais c'est criminel, et anti-chrétien. Les gens sont trompés et on les illusionne en leur donnant l'impression que Jésus va venir les bénir eux, et les enlever subitement, égoïstement, dans le ciel, pendant que le reste du monde souffrira un avant-goût de l'enfer. Et c'est pour cette raison que je suis très reconnaissant pour mon arrière-plan réformé. Très honnêtement, ce que certains nomment prophétie, je nomme cela de la pure spéculation. C'est la politique de l'autruche, de la lâcheté. C'est une hérésie, de l'aveuglement. Une sinistre farce.

Le message de la Croix pour Juifs et Arabes

Le Mouvement Musahala que nous soutenons à Portes Ouvertes est né dans l'Ecole Biblique de Bethléhem. Il part de la réconciliation entre chrétiens Arabes, Palestiniens et Juifs messianiques. Ils se réunissent pour apporter des solutions dans ce temps de crise et la seule solution est la croix de notre Seigneur Jésus-Christ. C'est là et uniquement là que nous devons revenir.

Nous devons oser prêcher l'Evangile de la Croix aux Juifs. L'enseignement officiel dans beaucoup d'églises en Hollande est : " Ne prêchez pas l'Evangile aux Juifs. " Mais cela n'apporte aucune solution concrète. Nous devons prêcher la crucifixion, la tombe vide, la résurrection et la seconde venue en gloire du Seigneur qui revient pour le monde entier, ce qui inclut aussi les Juifs. C'est seulement lorsque nous aurons fait cela que nous pourrons nous dire déchargés du fardeau que Dieu a placé sur nos épaules. Si nous n'appliquons pas ce message de la croix aux Juifs et aux Musulmans, c'est vraisemblablement que nous ne portons pas la croix nous-mêmes...

"Les messianiques peuvent être des israélites, mais ils ne sont pas des juifs..."

Il n'y a pas très longtemps, frère André tint une conférence dans l'université même du Hamas, à Gaza, connue pour être la plus fanatique des facultés islamistes du monde. Il prêcha sur le Nouveau Testament, parlant de la Croix du Christ, le Messie. Il ne tourna pas autour du pot, mais il parla très ouvertement de tous les pays où des musulmans assassinent des chrétiens.

"J'ai aussi parlé au Ministre de la Religion à Jérusalem au sujet des juifs messianiques. Je voulais parler de leurs droits à eux aussi et les défendre. Mais cet homme était rempli de haine. Il m'a répondu : 'Ces gens sont peut-être des Israélites mais ce ne sont pas des Juifs. Ils n'ont aucun droit de venir habiter en Israël. Ils ne peuvent se prévaloir d'aucun droit à venir s'installer ici. On ne les laissera pas venir.' Et l'on voit donc actuellement des cas de personnes qui sont entrées en douce en Israël et qui sont jugées pour cela. Certains sont même expulsés parce qu'ils font savoir qu'ils connaissent et suivent Jésus, le Messie. Un jour, cette loi sera officialisée à la Knesset et nous verrons ce que tout cela cache réellement..."

Assurez-vous que vous êtes prêts...

"Pour le moment, nous voulons œuvrer pour ce que je crois être la prophétie, sans spéculation. Qu'il y ait une tribulation, un enlèvement, la seule chose sur laquelle, je pense, que nous devrions insister est : assurez-vous que vous serez prêts et que vous serez là quand cela arrivera. De cela, il faut être sûr, et tout le reste n'est que vaines spéculations.

Cela peut paraître religieux, voire hypocrite, mais je continuerai simplement à faire ce que j'ai toujours fait, par la grâce de Dieu. Je sais que je fais la volonté de Dieu, en dépit de toutes mes limitations. Je continuerai d'arracher les mauvaises herbes de mon jardin et je me réjouirai toujours de voir mes belles tulipes. J'attends avec impatience la Seconde Venue du Seigneur Jésus-Christ. S'Il vient, et personne ne sait quand Il doit venir, je suis prêt, nous sommes prêts."

Biographie de Watchman Nee



UN DON UNIQUE DONNE PAR CHRIST A SON EGLISE


"Je considère Watchman Nee comme un don unique donné par la Tête à Son Corps… Je le respecte pleinement comme un tel don… Les révélations de Christ, de l’Eglise, de l’Esprit et de la Vie que j’ai vues à travers Watchman Nee, les infusions de vie que j’ai reçues de lui, et les choses concernant l’œuvre et l’Eglise que j’ai apprises de lui nécessitent l’éternité pour que leur vraie valeur soit estimée." - Witness Lee



La visitation de Dieu arrive en Chine

Dans la création, Dieu a ordonné que l’homme remplisse la terre et domine sur toutes les créatures créées (Genèse 1:28). Dans la rédemption, Dieu a ordonné aux disciples d’aller dans le monde entier pour prêcher l’Evangile et faire des nations des disciples, afin d’établir Son Royaume sur la terre (Marc 16:18; Matthieu 28:29). Après la Pentecôte, le territoire entourant la Mer Méditerranée fut évangélisé en moins d’un demi-siècle, et l’Evangile se répandit en Europe dans l’intervalle des deux premiers siècles. Néanmoins, c’est là qu’il y fut confiné pendant plus de dix siècles. Après la découverte de l’Amérique, l’Evangile fut apporté à l’Hémisphère Occidentale à travers l’immigration européenne, mais jamais il ne se répandit correctement avant la défaite de l’Espagne.

Les Nestoriens emmenèrent leur religion de Perse jusqu’en Chine au septième siècle. Le nestorianisme était une déviance par rapport à la révélation divine. Ce n’était pas le pur Evangile de vie. Trois empereurs de la Dynastie Tang de Chine reçurent cette religion. Cependant, au bout de deux siècles, le nestorianisme fut interdit et s’évanouit à cause de son inexactitude et de son absence de vie. Après cela, il n’y eut aucune trace de christianisme sous aucune forme en Chine jusqu’à l’arrivée des Franciscains au treizième siècle et des Jésuites au seizième siècle. Ces derniers, avec leur enseignement occidental, étaient également sans vie et remplis d’ordonnances traditionnelles. Ils ne réussirent pas à gagner les Chinois conservateurs qui étaient saturés des enseignements éthiques de Confucius et trompés par les superstitions du bouddhisme. Ce fut seulement au début du dix-neuvième siècle que le pur Evangile et la Bible furent apportés à la Chine.

Après la défaite de l’Espagne, qui était la puissance du monde dominée par le catholicisme au seizième siècle, de nombreuses missions protestantes, par la grâce souveraine de Dieu, furent établies en Europe comme en Amérique pour envoyer des centaines de missionnaires dans les pays païens. Plus de missionnaires furent envoyés en Chine que dans n’importe quel autre pays. Robert Morrison arriva à Canton, la capitale de la province la plus au Sud de Chine, au tout début du dix-neuvième siècle. Les Congrégationalistes, les Méthodistes et les Anglicans vinrent dans la province de Fukien située dans le Sud du pays. Les Presbytériens américains et les Baptistes du Sud arrivèrent dans la province de Shantung située dans le Nord. L’Alliance Chrétienne Missionnaire atteignit le port international de Shangai. La Mission Intérieure de la Chine effectua une percée pionnière dans un certain nombre de provinces intérieures, et d’autres missions s’établirent dans de nombreux autres territoires. Beaucoup de ces missionnaires, tout spécialement les pionniers, étaient des hommes de Dieu. Ils sacrifièrent beaucoup pour obéir au Grand Commandement du Seigneur et souffrirent de grands maux pour l’Evangile. A travers leur travail pionnier, beaucoup de portes en Chine furent ouvertes et des milliers de gens qui étaient dans les ténèbres et le péché furent amenés au Seigneur et reçurent le salut du Seigneur. Ces missionnaires amenèrent avec eux trois trésors : le nom du Seigneur, qui est le Seigneur Lui-même, l’Evangile et la Bible. Nous rendons grâces au Seigneur pour cela ! Cependant, l’Evangile ne fut pas apporté de façon adéquate aux Chinois appartenant à la classe instruite et la vérité concernant la vie et l’Eglise ne fut pas libérée efficacement avant la première décade du vingtième siècle.

En 1900, Satan fut l’instigateur de la Révolte des Boxers. Dans ce soulèvement, de nombreux missionnaires et un grand nombre de croyants chinois moururent en martyrs. Satan avait l’intention d’interrompre la visitation de Dieu en Chine. Mais dans la grâce souveraine de Dieu, cette persécution éveilla un lourd fardeau parmi les saints du monde occidental qui prièrent désespérément pour que Dieu agisse en Chine. Nous avons la conviction que c’est en réponse à ces prières désespérées que le Seigneur leva un certain nombre d’évangélistes de premier plan parmi les croyants chinois après la Révolte des Boxers. Ces prédicateurs " natifs " prévalurent dans la prédication de l’Evangile, et leur prédication atteignit les étudiants de la nouvelle génération chinoise. Aux alentours des années 1920, l’Evangile pénétra dans de nombreuses écoles, et un grand nombre d’étudiants de lycée et d’université furent capturés par le Seigneur dans tout le pays, depuis l’extrémité Nord jusqu’à l’extrémité Sud. Un certain nombre de brillants étudiants parmi ces derniers furent appelés et équipés par le Seigneur pour accomplir Son œuvre.

Un de ces remarquables étudiants était Nee Shu-tsu. Son nom anglais était Henry Nee. Il naquit à Swatow, dans la province de Fukien en Chine, en 1903. Son grand-père paternel, Nee Yu-cheng étudia au Collège Congrégationnel Américain à Foochow et devint le premier pasteur chinois de la région Nord de Fukien parmi les Congrégationalistes. La grand-mère paternelle de Nee Shu-tsu était une étudiante au Collège Congrégationnel Américain des Filles à Foochow. Son père, Nee Wen-shiu, un chrétien de deuxième génération, fit ses études au Collège Méthodiste Américain à Foochow. Nee Wen-shiu était bien formé dans le Chinois classique et devint officier dans les douanes chinoises. La mère de Nee Shu-tsu, Lin Ho-ping, fit ses études à l’Ecole des Filles Occidentale Chinoise de Shangai. Cette école maintenait un niveau élevé en anglais. Nee Wen-shiu, chrétien de troisième génération, étudia au Collège Méthodiste Trinity à Foochow. Cette école était une université en deux ans qui maintenait un niveau élevé à la fois en Chinois et en Anglais. Après avoir été levé par le Seigneur pour accomplir Son Grand Commandement, il adopta le nouveau nom anglais de Watchman Nee et le nouveau nom chinois de To-sheng, qui signifie le son d’alerte d’une sentinelle. En tant que chrétien nouvellement régénéré, appelé par le Seigneur, il se considérait comme une sentinelle que le Seigneur avait levée pour faire entendre le son de l’alerte aux gens vivant dans la sombre nuit. Il devint en définitive, par la grâce et la miséricorde abondantes du Seigneur, un don unique pour ce présent siècle. Watchman Nee fut donné par le Seigneur au Corps pour Son œuvre de restauration sur la terre, non seulement en Chine mais aussi dans le monde entier.



Sauvé et Appelé

Parmi les évangélistes que le Seigneur leva en Chine se trouvait une jeune sœur dont le nom anglais était Dora Yu et dont le nom chinois était Yu Tzu-tu. Elle avait été sauvée à un âge précoce et ensuite envoyée en Angleterre pour y étudier la médecine. Sur son trajet vers l’Angleterre, son bateau accosta dans le port de Marseille dans le Sud-Est de la France. A ce moment là, elle reçut un lourd fardeau et dit au capitaine qu’elle ne pourrait pas continuer son voyage et qu’elle devait retourner en Chine pour y prêcher l’Evangile de Christ. Le capitaine était perplexe mais ne pouvait rien faire d’autre que de la ramener chez elle. Ses parents furent extrêmement déçus par son retour, et bien qu’ils aient tenté de lui faire changer d’avis au sujet de son désir de prêcher l’Evangile, leurs efforts ne l’emportèrent pas. En définitive, ils abandonnèrent. Elle quitta vite la maison, vagabondant ici et là prêchant l’Evangile dans les rues. Personne ne la louait. Elle faisait simplement confiance au Seigneur. Le Seigneur subvenant à ses moyens, elle loua une devanture de magasin dans la banlieue de Shangai pour prêcher l’Evangile. A partir de ce moment là, elle était invitée par diverses dénominations pour conduire de nombreuses réunions de prédication de l’Evangile. Elle voyageait intensément à travers de nombreuses provinces accomplissant le travail de l’Evangile et devint un témoin prévalent pour le Seigneur. Elle continua à prêcher tout le restant de sa vie, amenant des centaines au Seigneur.

En février 1920, Dora Yu fut invitée à venir à Foochow, la capitale de la province de Fukien, où elle prêcha l’Evangile dans un auditorium méthodiste. Sa prédication était si convaincante et remplie de puissance qu’après chaque réunion, des tracés de larmes pouvaient être aperçus sur le sol à cause des pleurs de l’audience. Beaucoup étaient sauvés. Parmi les convertis, se trouvait une dame chinoise instruite, la mère de Watchman Nee. Elle et son mari étaient méthodistes mais n’avaient pas expérimenté le salut. Après avoir été sauvée, elle retourna à la maison et fit une profonde confession à son mari et à ses enfants. Son fils le plus âgé, Shu-tsu fut grandement surpris et inspiré par sa confession. Il sentait qu’il devait aller à la réunion de Dora Yu pour voir ce qui avait amené un tel changement chez sa mère. Le jour suivant, il s’y rendit et le Seigneur le saisit. Peu après le même soir, il vit en vision le Seigneur Jésus accroché à la croix. A travers cette expérience, le Seigneur l’appela à être Son serviteur.

Il se convertit ainsi à l'âge de 17 ans. Dès le commencement, sa consécration au Seigneur fut sans réserve. A l'âge de 18 ans, il rencontra Mademoiselle M.E. Barber qui était une missionnaire indépendante envoyée par la Surrey Chapel, en Norvège, une église qui devait beaucoup au grand Robert Govett. Mademoiselle Barber allait avoir une influence significative sur Watchman Nee, premièrement par ses conseils spirituels pleins de maturité et deuxièmement en l'introduisant à la meilleure littérature chrétienne, en lui prêtant des ouvrages chrétiens classiques. Watchman Nee était un studieux étudiant de la Bible. Son désir de voir et de faire la volonté et les désirs de Dieu le conduisit à avoir un ministère enraciné dans la Bible.

A côté de la Bible, il lisait sans cesse, spécialement les classiques des mystiques chrétiens (il traduisit en chinois le petit livre de Madame Guyon sur la prière) : Andrew Murray, Robert Govett, G. H. Pember, D. M. Panton, G. H. Lang, Jessie Penn-Lewis et d'autres. Il avait en sa possession une grande collection des écrits des Frères (J. N. Darby, W. Kelly, C. H. Mackintosh…), il lisait aussi des exposés bibliques , des biographies et avait une connaissance précise de l'histoire de l'Eglise. Il était en étroite communion avec Theodore Austin-Sparks et les frères qui étaient de l'église Honor Oak Christian Fellowship, à Londres. En fait, Watchman Nee considérait le frère Austin-Sparks comme son mentor spirituel, leur communion était riche et fructueuse.

Le ministère de Watchman Nee dura environ trente années. Il fut l'instrument divinement choisi à travers lequel des centaines d'églises furent implantées et entourées de soin bienveillant, non seulement en Chine mais également dans tout l'Extrême-Orient. Sa compréhension de la vie chrétienne et de l'expression de l'Eglise était aussi proche de la révélation biblique que possible. Il suffit pour s'en convaincre de lire des livres tels que La Vie Chrétienne Normale et La Vie d'Eglise Normale. Il était aidé dans son travail par des co-ouvriers doués comme Witness Lee, Stephen Kaung, Faithful Luke, Simon Meek, James Chen et d'autres qui veillèrent soigneusement à ce que l'œuvre fût fortifiée à travers un riche ministère. Watchman Nee fut arrêté et emprisonné par les Communistes en 1952. Il ne fut jamais relâché et mourut en prison en 1972.

Son ministère eut un impact significatif non seulement en Extrême-Orient mais aussi dans le monde entier. Nous pouvons encore aujourd'hui tirer grandement profit de lui à travers ses nombreux livres (qui presque tous sont la transcription de ses sermons) rendus disponibles sans restriction grâce à certains de ses co-ouvriers qui se firent un point d'honneur à publier son ministère pour le plus grand bénéfice des saints en recherche du monde entier
Biographie de Catherine Booth "fille de William Booth,fondateur de l'armée du salut"



Fille aînée de William Booth (le fondateur de l'Armée du Salut), Catherine Booth, celle que les titis parisiens surnommèrent "La Maréchale", a 23 ans quand, avec deux jeunes compagnes, elle lance l’œuvre de l'Armée du Salut en France, en février 1881.

En 1882, elle pénètre en Suisse pour y faire aussi œuvre de pionnière. Pendant quatorze ans, elle dirige l'Armée du Salut en France et en Suisse avec celui qu'elle épouse en 1887, Arthur Sydney Clibborn, dont elle a dix enfants. Après un long ministère en divers pays, elle décède à l'âge de 97 ans. "Le christianisme, c'est de l'héroïsme", disait Catherine Booth. Elle parlait par expérience. Sarcasmes, chahut, coups, saccage de salles et de biens, blessures mortelles, rien n'a été épargné aux premiers témoins de l'Armée du Salut en France et en Suisse.
A Neuchâtel, en 1883, Catherine fait dix jours de prison pour troubles publics avant de comparaître devant ses juges, qui finissent par reconnaître son bon droit. Mais quelle épreuve, alors qu'il faut affronter une opinion nourrie des écrits malveillants de la comtesse de Gasparin et de certains journalistes, qui n'ont rien compris à l'esprit du mouvement. On s'en tient, pour juger, à l'uniforme étrange, à ces filles qui osent prêcher, aux règlements militaires, aux procédés publicitaires. Madame Booth écrit à sa fille en prison : "Tu verras que cela servira utilement les intérêts de notre œuvre en Suisse.". Soixante-quinze ans plus tard, en 1958, le gouvernement Suisse émettait un timbre-poste en l'honneur de l’œuvre accomplie par l'Armée du Salut dans ce pays. Ce timbre représentait un chapeau "Alléluia". La demande fut si grande qu'il fallut imprimer quatre millions de timbres au lieu du million habituel.

Catherine a laissé des textes à l'usage des soldats et des officiers de cette Armée, qui ne veut combattre que la misère et le péché. Nous en citerons quelques-uns. Parlant de la situation telle qu'elle la trouve à la fin du 19e siècle en France et en Suisse, voici ce qu'elle écrit : "L'idée d'un combat est terriblement absente de la religion de ce siècle. On va à l'église, on lit sa Bible, on se console, on chante des cantiques, on jouit de Dieu. Mais quant à la bataille, quant à cette lutte acharnée entre les ténèbres et la lumière, entre l'enfer et le ciel, on n'en voit presque rien. D'une manière générale, cette idée est absente de la vie religieuse, et elle entre à peine dans le plan des enfants de Dieu." " Je vois toujours plus clairement combien l'ennemi de nos âmes est intéressé à nous voiler notre véritable vocation. Tant que nous parlons de Dieu entre nous, que nous le contemplons, que nous nous édifions les uns les autres en priant, en chantant, etc., le diable ne s'en émeut pas beaucoup. Mais dès qu'il s'agit d'une invasion directe sur son territoire, d'attaquer, de marcher en avant, de risquer quelque chose, alors sa rage est excitée et il s'y oppose de toutes ses forces. Cependant, n'est-ce pas là l'essence même du christianisme ? [...] Nous sommes appelés à porter notre croix et à marcher sur les traces de celui dont toute la vie a été dépensée pour autrui."

En 1865, on demandait à William Booth, l'initiateur de l'Armée du Salut, où il trouverait ses collaborateurs. Il répondit : "Dans les bars et les cafés.". Quelque temps après son arrivée en France, sa fille Catherine, le cœur battant, se sent poussée, avec deux compagnes, dont l'une portait une guitare, à franchir la porte d'un des grands cafés de Paris. Elle se dirige vers le maître des lieux et lui demande la permission de chanter. Le trio fait entendre un cantique exécuté avec un tel talent et une telle âme qu'un silence admiratif s'établit dans la salle. Les paroles étaient des plus simples :

"Le ciel est ma belle patrie,
Les anges y font leur séjour.
Le soldat qui lutte et qui prie
Y sera bientôt à son tour."

Visant à établir l’œuvre sur des bases solides, Catherine crée rapidement des centres de formation pour officiers, c'est-à-dire pour des jeunes gens et des jeunes filles qui, après une formation de deux mois à Paris ou à Genève, entrent à plein temps dans le combat. Tant comme installation matérielle que comme programme d'études, ces écoles étaient d'une grande simplicité. Tout y tendait à un seul but : mettre les apprentis missionnaires dans un rapport intime et personnel avec leur chef, Jésus-Christ.

Catherine les exhortait ainsi : "Pour ce qui concerne votre propre vie spirituelle, il faut que vous possédiez la sainteté, que vous soyez sauvés de tout, non seulement du mensonge, du vol ou de la colère, mais de l'envie, de la jalousie, de la mauvaise humeur, de la timidité, de l'esprit de critique, de la recherche de soi-même et toutes ses formes. Vous ne pouvez pas combattre le péché avec succès au-dehors tant qu'il existe encore au-dedans... Une fois sanctifiés, vous devez être baptisés de l'Esprit. Que chacun recherche ce baptême, cette onction d'en haut, avant de se lancer dans la bataille... ."

Sortant d'une telle formation, dans une sorte de transfiguration, ces jeunes gens étaient capables d'être insensibles à toute contrariété. On leur arrachait parfois des mains le journal "En Avant", on dispersait leurs fanfares en les malmenant, on les poursuivait à coups de cailloux, on vociférait des insanités ou des blasphèmes en les menaçant. Ils continuaient à parler au cœur. C'était souvent les opposants les plus enragés qui, après bien des résistances, cédaient aux influences du ciel, se donnaient à Dieu, et proclamaient leur joie d'être "sauvés". Certains devenaient officiers à leur tour.

En 1895, Catherine écrivit un ouvrage en deux volumes intitulé "Miracles". Elle y raconte des dizaines de sauvetages d'ordre physique et moral. Des fils prodigues, des prostituées - pour lesquelles trois centres de relèvement seront ouverts -, des buveurs, des adultères, des fugueurs, des mères célibataires, des chômeurs, des orphelins, des jeunes filles arrivant à Paris et cherchant un logement, des vagabonds, tous ceux-là et d'autres encore vont pouvoir, en quelques années, recevoir un secours. Comme son père en Angleterre, Catherine fut sur le continent l'initiatrice de cette œuvre. Elle en avait l'étoffe.

A dix-sept ans, son activité était déjà intense, non seulement à Londres, dans les quartiers miséreux, mais dans d'autres villes où la conduisaient ses campagnes d'évangélisation. A vingt-deux ans, elle était déjà l'une des principales forces spirituelles de l'Angleterre. Ses dons éclatants, ses talents, sa beauté aussi, à laquelle, il faut le reconnaître, elle devait une part de ses succès, auraient pu exalter une fierté orgueilleuse. Mais on n'en constatait point. Elle-même disait : "Loin de moi l'insupportable vanité de croire que c'était moi qui subjuguais les foules ! Que suis-je, moi ? Poussière et cendres ... . Mais en moi, en mes camarades, brûlait un feu, le feu qui consumait Jésus Lui-même quand il foulait le sol de notre terre. Nous montrions aux multitudes Son divin visage, Sa patience inlassable, Son amour infini... . Et Lui, en retour, nous donnait la victoire sur le monde."

Avant de quitter la France pour poursuivre son combat en Hollande, l'anglaise Catherine Booth disait : "La France possède en elle des éléments n'appartenant au même degré à aucun autre peuple de la terre : un élan, une générosité, une capacité de s'élever jusqu'au sublime là où elle est convaincue. Elle est sincère, enfant si vous le voulez; terriblement indulgente pour tolérer le vice, mais inexorable jusqu'au dédain pour l'hypocrisie... Dire que cette nation ne veut pas de religion est une erreur, mais elle veut la vraie. "
Lisez la bible et méditez la Parole de Dieu et vous croitrez en sagesse.



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Biographie du Bishop Benson Idahosa.




Idahosa, Benson
De 1938 à 1998
Church of God Mission [Mission de l'Église de Dieu]
Nigéria

Benson Idahosa est né en 1938 à Benin City, une ville nigériane considérée comme centre initiatique de tous les grands chefs traditionnels de l'Afrique de l'Ouest.

Fils de John Idahosa et de Sarah, Benson Idahosa connut une enfance miraculeuse. Tout bébé, il a été retrouvé presque mourant dans une poubelle. Relevé de son sommeil mortel par les effets de tonnerre et les éclairs, il poussa un cri et revint à la vie quelques instants après. C'était un enfant sujet aux crises d'épilepsie et ses nombreuses crises épileptiques agacèrent ses parents.

Idahosa passa son adolescence dans le sport. Déjà à l'âge de 22 ans, il dirigeait une équipe de football dans sa ville. Il reçut Christ dans sa vie lors d'une soirée d'évangélisation organisée par une petite église de l'Assemblée de Dieu qui se trouvait en face du terrain de sport où il s'entrainait. Ce fut à la suite du sermon du pasteur Akpo qu'il accepta de donner sa vie à Christ. Cette conversion eut des conséquences fâcheuses pour son équipe de football, car elle perdit ainsi son leader.

Idahosa eut ensuite une grande passion pour les études. Après le cycle primaire, il s'inscrivit au cours par correspondance en comptabilité et gestion. Il n'hésitait pas à parler de sa foi chrétienne à tous ceux qu'il croisait dans le restaurant de sa tante maternelle où il passait ses journées. Il aurait vraiment voulu travailler pour assister sa famille, mais la passion pour Dieu passait avant toute chose. Son pasteur l'accompagna dans sa décision et fit une prière de bénédiction pour lui tout en lui assurant que Dieu allait faire quelque chose d'étonnant dans sa vie.

Dans le monde des affaires, Idahosa eut son premier emploi comme magasinier dans une fabrique de chaussures. Il partageait sa vie entre l'évangélisation et son travail. C'est ainsi qu'il présenta Jésus à ses parents lors d'une visite au village. Seule sa mère reçut Christ à ce moment-là, et son père demeura hostile à l'Évangile. Pendant les weekends, il se rendait dans un autre pays frontalier, le Bénin, pour diriger des réunions d'évangélisation. Dans chaque village, il demandait la permission des dignitaires et des chefs pour prêcher l'Évangile. Il priait pour les malades, qui étaient guéris instantanément.

Lors d'une occasion de prière personnelle, Idahosa eut une vision du Seigneur qui changea par la suite le cours de sa vie. Il considérait cet événement comme une visitation divine. Plus tard, lors d'une deuxième visitation divine, il est rapporté qu'Idahosa fut transporté hors de son corps. Bien qu'il n'ait pas vu pas le visage du Seigneur, il pouvait bien ressentir sa présence. Il eut ainsi une vision claire de son ministère. Voyant le nombre toujours croissant de gens qui le consultaient il décida de démarrer son église dans un bâtiment en location qui avait auparavant servi de boutique.

L'ampleur de son ministère poussa Idahosa à parfaire les études qu'il faisait par correspondance aux États-Unis et en Angleterre. Il obtint une bourse d'études pour une formation biblique aux États-Unis avec "Christ for the Nations".

Il fit presque le tour du monde avec l'Évangile, prêchant dans 145 pays. Son ministère d'évangélisation a atteint de près où de loin 175 nations dans cinq continents et des multitudes ont donné leur vie au Seigneur Jésus Christ. Ainsi, Idahosa a amené plusieurs millions d'Africains et de personnes d'autres nationalités à la découverte de l'union personnelle avec Dieu.

A cause de l'importance et de la bonne organisation administrative de son église, "Church of God Mission" [La Mission de l'Église de Dieu], qui compte des millions de fidèles au Nigéria et dans le reste du monde, Benson fut ordonné archevêque à l'âge de 42 ans. Il ordonna lui-même six évêques qui dirigent chacun au moins cent branches de l'église.

Dans sa vie, Benson Idahosa a été un père, un mari, un leader, un apôtre, un prophète, un pasteur, un enseignant, un évangéliste, un messager oint et un ambassadeur du Royaume de Dieu. Le 6 avril 1960, il épousa Marguerite, et ils eurent des enfants après quatre ans de mariage. Avant sa mort, il oignit sa femme pour le ministère, parce qu'il croyait que les femmes pouvaient aussi servir Dieu à plein temps. Beaucoup de ses collègues d'autres églises ne soutenaient pas cette position. A sa mort en 1998, son épouse prit la direction de l'église.

Biographie du Bishop David Olaniyi Oyedepo
.(bientôt en français)


Dr David Olaniyi Oyedepo, Chancellor, Covenant University, Canaanland, Ota, in Ogun State of Nigeria, was born on September 27, 1954. He had his early education in Nigeria and later earned a PhD in Human Development from the Honolulu University in Hawaii, USA.
At 54 years of age, Dr Oyedepo has made great impact in many spheres of life, especially in Church ministry, and lately in the educational sector.
An ordained minister of the gospel, whose entrance into full-time ministry in 1981, brought honour, dignity and colour to the hitherto unattractive pulpit ministry, in a country where church was synonymous with poverty.
By dint of hard work, commitment and dedication to vision, Dr Oyedepo is today the President of Living Faith Church Worldwide Inc., which has a network of vibrant churches in over 250 cities and towns in Nigeria. He is the Senior Pastor at Faith Tabernacle, Canaanland, a 50,000-seat capacity church auditorium, renowned to be the largest in the world.
He is also the President of World Mission Agency Inc. (WMA), a Christian missionary organization with mission stations in over 40 nations in Africa, including Europe, Jamaica and America.
Dr Oyedepo has great passion for knowledge and research. This love has translated into establishment of a number of vibrant educational institutions. Some of the institutions established by his ministry include Word of Faith Bible Institute (WOFBI), Faith Academy, Kingdom Heritage Schools and Covenant University.
WOFBI is a reputable leadership training institute, which he founded in 1986 to service the training needs of ministries and to raise men for exploits. The Institute, which has branches in about 36 nations of Africa, has trained over 30,000 men and women to date. Covenant University, an institution he also founded in 2002, is currently pioneering a revolution in education not only in Nigeria but also on the African Continent. With the motto- Promoting Mental Productivity, the University was founded on a profound philosophical departure platform of moving Nigeria’s education from form to skill, from knowledge to empowerment, from figures to future-building, from legalism to realism, from points to facts and from mathematics to “life-matics”
Covenant University under his visionary leadership and mentorship, within its four years of existence, has blazed the trail in Nigeria’s tertiary education. Apart from the foundational feats achieved by the University such as being the first private University in Nigeria to have the fastest approval of its application for operating license by the National Universities Commission (NUC), and the first in the annals of Nigeria tertiary institution to start full academic and administrative activities at its permanent site at take off, with all facilities in place, it is also the first University to have all of its 16 programmes presented for accreditation approved by the NUC. CU today, has become a centre of excellence, and like nectar attracting the best brains in the land.

An acclaimed author and publisher, Dr Oyedepo has written over 60 titles apart from periodicals. He is also Chairman/Publisher of Dominion Publishing House (DPH), a publishing arm of his ministry. DPH has over 4 million prints in circulation to date. It won a Gold Merit Award of the Economic Community of West African States (ECOWAS) in 1992.

Dr Oyedepo’s dogged commitment to excellence has also won him many honours and awards. These include, “The 20th Century Award for Achievement” by the International Biographic Centre, Cambridge; “International Who Is Who of Intellectuals, 13th Edition” of the International Biographical Centre, Cambridge, England; “Man of Dignity” by Global Care International; “Frontline Christian Author” by ECOWAS International Gold Award and “Inscribed in the Jerusalem 3000 Scroll #102268. Others include “Doctor of Divinity” by Bethel Graduate School of Technology, Riverside, California, USA; “Fellow, Nigerian Academy of Education” and “Fellow, Institute of Strategic Management, Nigeria”.
Married to Pastor Faith, and blessed with godly children, Dr Oyedepo’s hobbies are reading, reasoning, planning and writing



vue par satellite de canaan land(Temple faith tabernacle du nigeria du Bishop David Oyedepo )cliquez ici

Biographie de David Livingstone.


Il est difficile de s’imaginer l’Afrique autrefois appelée le " continent noir ". Pourtant, c’était exactement ce qu’elle était pour le monde extérieur il y a moins de 150 ans. Néanmoins, grâce aux efforts infatigables et à l’engagement de David Livingstone, l’Afrique devint une terre ouverte non seulement à la civilisation mais aussi à l’Evangile de Jésus-Christ.
Madame J.H. Worchester écrit dans son livre " David Livingstone: First To Cross Africa With The Gospel " (David Livingstone, le Premier à Traverser l’Afrique avec l’Evangile) qu’ " en tant qu’explorateur missionnaire, [Livingstone] se tenait seul, parcourant 45000 kilomètres, ajoutant à la portion connue du globe environ 1,6 millions de mètres carrés, découvrant les lacs N'gami, Shirwa, Nyassa, Morero et Bangweolo, la haute Zambesi et de nombreuses autres rivières, et les magnifiques chutes Victoria. Il fut aussi le premier Européen à traverser dans toute sa longueur le Lac Tanganyika, et à parcourir la vaste étendue d’eau près du Lac Bangweolo… "
Après avoir reçu les nouvelles de sa mort, Florence Nightingale déclara : " Dieu a emporté le plus grand homme de cette génération présente… ".
Livingstone naquit le 13 mars 1813, à Blantyre, en Ecosse, où il passa les 23 premières années de sa vie. Ses parents, de pieux chrétiens, jouèrent un rôle important dans sa vie en l’introduisant dans le sujet des missions. Jeune homme, il travailla dans un moulin local, mais refusait catégoriquement la pensée que ce travail deviendrait sa destinée. A l’époque où il eut 21 ans, Livingstone avait accepté Christ et avait décidé de devenir médecin missionnaire. Il entendit parler de Robert Moffat, un missionnaire en Afrique du Sud, qui racontait l’œuvre qui se poursuivait à Kuruman. En l’espace de 18 mois, il économisa suffisamment d’argent pour poursuivre ses études. Après avoir terminé une école de médecine, il accepta un poste au sein de la Société Missionnaire de Londres en Afrique du Sud. Et le 8 décembre 1840, il s’embarqua pour Kuruman.
Une Aventure de Côte en Côte
Cependant, à son arrivée, il fut déçu de ne rencontrer qu’une petite portion de la population africaine vivant dans la région. Il se détermina à atteindre une plus grande population. Une année plus tard, on lui accorda la permission d’aller s’installer à environ 1000 kilomètres en retrait dans l’intérieur de l’Afrique afin d’y établir une autre station missionnaire. Livingstone ne perdit pas de temps, en mettant les choses en ordre à Mabotsa.
En 1845, il retourna à Kuruman où il rencontra Mary, la fille de Robert Moffat, avec laquelle il se maria. Leur mariage dura 18 années et fut témoin de la naissance de quatre enfants.
Livingstone emmenait souvent sa famille avec lui lorsqu’il traversait le désert africain. Toutefois, il y eut de nombreuses occasions où ils ne purent pas être ensemble. La période de séparation la plus longue fut de cinq ans, entre novembre 1853 et mai 1856. Livingstone acheva l’un des plus époustouflants voyages jamais expérimentés, une aventure de côte en côte qui couvrit plus de 6000 kilomètres de terres inexplorées, dont la plupart était localisée le long de la Rivière Zambezi.
Afflictions et Victoire
Après une visite rallongée en Angleterre, Livingstone et son épouse commencèrent leur dernier voyage ensemble. Ce fut durant cette aventure que Livingstone fit face à la plus sévère épreuve de sa vie : Mary mourut en 1862 à cause des complications liées à la fièvre africaine.
Le chagrin et le découragement tourmentèrent Livingstone : " C’était le premier coup dur que j’aie jamais souffert, et cela a réellement ruiné mes forces. J’ai pleuré sur elle, elle méritait tant toutes ces larmes. Je l’ai aimée quand je l’ai épousée, et à mesure que je vivais avec elle, je l’aimais davantage. "
Après plusieurs tentatives qui échouèrent d’implanter des stations missionnaires à l’intérieur et le long des côtes, Livingstone conclut que Dieu le dirigeait dans une autre direction. Jamais un Européen ne s’était aventuré en Afrique du Nord. Ceci allait être son prochain but et son plus grand exploit pour la future œuvre missionnaire. Les tableaux et les cartes qu’il nous laissa changèrent notre façon de voir l’Afrique.
" Je suis un cœur et une âme missionnaires ", écrivait Livingstone. " Dieu avait un seul Fils, et Il était missionnaire et médecin. Une bien pauvre imitation de Lui suis-je, ou souhaiterais-je être. Dans ce service, j’espère vivre; et dans ce dernier, je souhaite mourir. " Personne d’autre n’avait autant accompli pour étendre les efforts missionnaires que David Livingstone.
Avançant à pied vers l’intérieur en 1866, Livingstone atteignit le Lac Nyasson le 8 août et commença son voyage dans le Nord en direction du Lac Tanganyika. Il écrivit : " Ô Jésus, accorde-moi de me résigner à Ta volonté, et une entière confiance dans Ta puissante main… La cause est la Tienne. Quelle impulsion serait donnée à l’idée que l’Afrique n’est pas ouverte si je péris maintenant… "
Livingstone fut souvent affaibli par des accès de la fièvre africaine. Des mois puis des années s’écoulèrent sans que le monde extérieur sache où il se trouvait. C’est alors qu’un journaliste de New York, Henry Morton Stanley, releva le défi de " retrouver Livingstone. "
Le 10 novembre 1871, la caravane de Stanley, chargée de provisions, atteignit Ujiji en Afrique. Un mince et frêle Livingston sortit à pieds pour aller à sa rencontre lorsque Stanley s’inclina, retira son chapeau et prononça les mots devenus maintenant célèbres : " Dr Livingstone, je présume. "
Aimé du monde entier
Livingstone était aimé et honoré par le monde. Cependant, lorsque Stanley le trouva, il était faible et sous-alimenté. Les deux hommes établirent rapidement un lien d’amitié. Après la mort de Livingstone, ce fut Stanley qui travailla diligemment en vue de voir des missionnaires servir dans le pays dont son ami avait ouvert l’accès.
La mort surprit David Livingstone le 30 avril 1873, après une longue maladie. Ses compagnons africains rapportèrent qu’ils le trouvèrent agenouillés à côté de son lit où il avait formulé sa dernière prière terrestre. Son corps, de même que ses possessions – des papiers et des cartes – fut transporté à Bagamoyo, sur la côte, et de là, envoyé en Angleterre, où il est enterré dans l’abbaye de Westminster.
Biographie de Georges Muller.


George Müller
APÔTRE DE LA FOI ET PERE DES ORPHELINS

" Par la foi, Abel [...]. Par la foi, Noé [...]. Par la foi, Abraham [...] " C'est ainsi que le Saint-Esprit rend compte des incroyables prouesses que Dieu réalisa par l'intermédiaire des hommes qui osèrent placer leur confiance en lui uniquement. C'est au dix-neuvième siècle que Dieu ajouta à cette liste: " Par la foi, George Müller édifia des orphelinats, nourrit des milliers d'orphelins, prêcha à des millions d'auditeurs partout dans le monde et gagna une multitude d'âmes au Christ. "

George Müller est né en 1805 de parents incroyants. A l'âge de dix ans, il fut envoyé au collège afin de s'y préparer à être pasteur, non dans le but de servir Dieu, mais. uniquement et exclusivement pour avoir une profession et une vie facile. Ces premières années d'étude s'écoulèrent dans la pratique de vices auxquels il s'adonnait toujours davantage, au point de passer une fois vingt-quatre jours en prison. Mais George, une fois libéré, se mit à travailler avec ardeur à ses études, se levant à quatre heures du matin et passant la journée à étudier jusqu'à dix heures du soir. Cependant, il faisait tout cela afin de parvenir à mener la vie de tout repos d'un prédicateur.

Néanmoins, lorsqu'il eut vingt ans, la vie de ce jeune homme subit une transformation complète. Il assista à un culte où les croyants, à genoux, imploraient Dieu d'accorder sa bénédiction à la réunion. Il n'oublia jamais ce culte au cours duquel il avait vu pour la première fois des croyants prier à genoux; il resta profondément ému par cette ambiance spirituelle au point de vouloir lui aussi rechercher la présence de Dieu, une habitude qu'il conserva par la suite sa vie durant.

Ce fut vers cette époque, après avoir reçu l'appel à devenir missionnaire, qu'il logea pendant deux mois au fameux orphelinat de A. H. Franke. Bien que ce fervent serviteur de Dieu soit mort depuis près de cent ans (en 1727), son orphelinat était toujours régi par la même règle qui consistait à se fier entièrement à Dieu pour assurer toute subsistance. A peu près au moment où George Müller se trouvait à l'orphelinat, un dentiste, monsieur Graves, abandonna ses activités professionnelles qui lui procuraient un revenu de 7 500 dollars par an pour devenir missionnaire en Perse, se fiant uniquement dans les promesses de Dieu pour sa subsistance. C'est ainsi que George Müller, le nouveau prédicateur, reçut lors de cette visite l'inspiration qui le conduisit plus tard à fonder son orphelinat sur les mêmes principes.

Aussitôt après avoir abandonné sa vie de péché pour se consacrer à Dieu, Müller reconnut l'erreur, plus ou moins universelle, qui consiste à beaucoup lire au sujet de la Bible, mais à très peu lire celle-ci. Ce livre devint la source de toute son inspiration et le secret de sa merveilleuse croissance spirituelle. Il écrivit à ce sujet: " Le Seigneur m'a aidé à abandonner les commentaires et à faire de la simple lecture de la Parole de Dieu, l'objet de ma méditation. Et ainsi, lorsque la première nuit, je fermai la porte de ma chambre pour prier et méditer les Ecritures, j'appris en quelques heures plus que je ne l'avais fait auparavant en plusieurs mois. " Il ajouta: " La principale différence, cependant, fut que je reçus de cette manière la véritable force nécessaire à mon âme ". Avant de mourir, il dit avoir lu la Bible dans son intégralité environ deux cents fois, dont cent fois à genoux.

Alors qu'il était encore au séminaire, pendant les réunions de prières auxquelles il assistait le soir avec les autres étudiants, il restait souvent à prier jusqu'à minuit. Le matin, au réveil, on les appelait de nouveau à la prière à six heures.

Un prédicateur, peu de temps avant la mort de George Müller, lui demanda s'il priait beaucoup. La réponse fut la suivante: " Quelques heures par jour et en outre, je vis dans un esprit de prière; je prie en marchant, je prie lorsque je suis couché et je prie en me levant. Je reçois sans cesse des réponses. Une fois persuadé qu'une chose est juste, je prie sans arrêt jusqu'à ce que je la reçoive. Je ne cesse jamais de prier! [...] Des milliers d'âmes ont été sauvées en réponse à mes prières [...] j'espère en retrouver des dizaines de milliers au ciel [...] La chose la plus importante est de ne pas cesser de prier avant d'avoir reçu la réponse. j'ai passé cinquante-deux ans à prier, tous les jours, pour deux hommes, les fils d'un ami d'enfance. Ils ne se sont pas encore convertis; mais j'espère qu'ils le feront. Comment pourrait-il en être autrement? Il existe une promesse inébranlable de Dieu et c'est sur elle que je me repose. "

Peu de temps avant son mariage, il ne se sentait pas à l'aise à l'idée de percevoir un salaire fixe, préférant s'en remettre à Dieu plutôt que de se fier aux promesses de ses frères. A ce sujet, il donna les trois raisons suivantes: " (1) un salaire signifie une somme d'argent déterminée, en général acquise par la location des bancs; mais la volonté de Dieu n'est pas qu'on loue les bancs (Jacques 2:1-6); (2) le prix fixe d'une place dans l'église est parfois trop élevé pour certains fils de Dieu et je ne veux pas mettre le plus petit obstacle sur le chemin du progrès spirituel de l'Eglise; (3) l'idée de louer les sièges pour se faire un salaire constitue un piège pour le prédicateur, car elle le pousse à travailler davantage pour l'argent que pour des raisons spirituelles. "

Il semblait pratiquement impossible à George Müller de réunir et de mettre de l'argent de côté pour les urgences imprévues, sans avoir également recours à ce fond pour suppléer aux besoins quotidiens, au lieu de faire appel directement à Dieu. Ainsi le croyant met sa confiance en l'argent au lieu de la mettre en Dieu.

Un mois après son mariage, il plaça une boîte dans la salle de réunion et annonça qu'on pouvait y mettre les offrandes pour sa subsistance et qu'à partir de ce moment, il ne demanderait plus rien à personne, pas même à ses frères bien-aimés; parce que, comme il le dit: " presque sans m'en rendre compte, j'ai été amené à faire confiance au bras de la chair au lieu de m'adresser directement au Seigneur ".

La première année se termina de façon triomphale et George Müller dit à ses frères qu'en dépit de son peu de foi au début, le Seigneur avait pourvu en abondance à tous ses besoins matériels et, ce qui était bien plus important encore, lui avait accordé le privilège d'être l'instrument de son œuvre.

Cependant, l'année suivante fut une- année de grandes épreuves, parce que bien souvent il se retrouva sans un sou. George Müller ajoute qu'en ces moments, sa foi fut toujours récompensée par l'arrivée d'argent ou de nourriture.

Un jour qu'il ne lui restait que huit shillings, Müller demanda au Seigneur de lui envoyer de l'argent. Il attendit de longues heures sans recevoir de réponse. Puis arriva une dame qui lui demanda: " Frère, avez-vous besoin d'argent? " Ce fut une grande preuve de foi de sa part que de répondre à la dame: " Ma sœur, j'ai dit à mes frères, lorsque j'ai renoncé à mon salaire, que je ne parlerais qu'à Dieu seul de mes besoins "; " Mais c'est lui, répondit la dame, qui m'a dit de vous donner cela" et elle glissa quarante-deux shillings dans la main du prédicateur.

En une autre occasion, Müller resta trois jours sans un sou dans la maison et le diable le tenta fortement, au point d'en venir presque à reconnaître s'être trompé en prenant la doctrine de la foi sous cet aspect. Toutefois, lorsqu'il revint dans sa chambre, il trouva quarante shillings que lui avait laissés une sœur. Il ajouta alors: " Ainsi triompha le Seigneur et notre foi en fut fortifiée ".

Avant la fin de cette même année, il se retrouva à nouveau sans un sou, le jour où il devait payer le loyer. Il demanda à Dieu de lui envoyer de l'argent et il le reçut. A cette occasion, George Müller formula pour lui-même la règle suivante, dont il ne s'écarta jamais: Nous ne devrons rien à personne car nous avons vu que ce n'est pas biblique (Romains 13:8), et ainsi nous n'aurons pas de dettes à payer. Nous achèterons uniquement quand nous aurons l'argent comptant; ainsi nous saurons toujours exactement combien nous possédons réellement et donc ce que nous pouvons nous permettre de faire.

De cette manière Dieu entraîna peu à peu le nouveau prédicateur à avoir confiance en ses promesses. Celui-ci était si persuadé de la fidélité des promesses de la Bible, qu'il ne s'écarta jamais, au cours de toutes les longues années de son œuvre à l'orphelinat, de la résolution de ne rien demander au prochain et de ne rien lui devoir.

L'autre secret qui l'amena à jouir de l'immense bénédiction que constitue la confiance en Dieu, fut sa résolution d'employer l'argent qu'il recevait uniquement pour le but auquel il était destiné. Il ne s'écarta jamais de cette règle, même pas pour emprunter, bien qu'il se trouvât des milliers de fois confronté aux plus dures nécessités.

A cette époque-là, lorsqu'il commença à se rendre compte que les promesses de Dieu se réalisaient, il se sentit ému par la condition des orphelins et des enfants démunis qu'il rencontrait dans les rues. Il se mit à réunir quelques-uns de ces enfants pour le petit déjeuner avec lui à huit heures du matin, puis il leur enseignait les Ecritures pendant une heure et demie.

L'œuvre se développa rapidement. A mesure qu'augmentait le nombre des enfants qui venaient s'asseoir à sa table, l'argent nécessaire pour les nourrir arrivait aussi, jusqu'à ce qu'il s'occupe de trente à quarante enfants.

En même temps, George Müller fonda l'Association pour la propagation des Ecritures dans le pays et à l'étranger. Son but était d'aider les écoles bibliques et les écoles du dimanche de faire connaître .les Ecritures et de développer l'œuvre missionnaire. Il n'est pas nécessaire d'ajouter que tout ceci se fit avec la même résolution de ne s'endetter sous aucun prétexte, mais de 'toujours s'adresser à Dieu en secret.

Un soir qu'il lisait la Bible, il fut profondément impressionné par les paroles: " Ouvre ta bouche, et je la remplirai" (Psaume 81:11). Il se sentit poussé à appliquer ces paroles à l'orphelinat, et la foi lui fut donnée de demander au Seigneur de lui envoyer mille livres sterling; il demanda aussi au Seigneur de lui envoyer des frères avec les aptitudes nécessaires pour prendre soin des enfants. A partir de cet instant, ce verset du Psaume 81 lui servit de devise, et la promesse se changea en une puissance qui détermina le cours de toute sa vie future.

Dieu ne tarda pas à donner son approbation à la location d'une maison pour les orphelins. A peine deux jours après que Müller eut adressé sa première demande au Seigneur, il écrivit dans son journal: " J'ai reçu aujourd'hui le premier shilling pour la maison des orphelins ".

Quatre jours plus tard, il reçut la première contribution en meubles: une armoire garde-robe, et une sœur lui offrit ses services pour s'occuper des orphelins. George Müller écrivit ce jour-là qu'il était très heureux et qu'il avait confiance: le Seigneur lui procurerait tout le reste.

Le lendemain, Müller reçut une lettre qui disait : " Par la présente, nous vous offrons nos services pour l'œuvre des orphelins, si vous croyez que nous avons les aptitudes nécessaires pour cela. Nous vous offrons également tous les meubles, etc. que le Seigneur nous a donnés. Nous ferons cela sans attendre de rétribution financière, car nous croyons que si c'est la volonté de Dieu de nous faire servir ainsi, Il se chargera de suppléer à tous nos besoins. " A partir de ce jour, l'orphelinat ne manqua jamais d'auxiliaires joyeux et dévoués, en dépit du fait que l'œuvre se développa beaucoup plus rapidement que Müller n'avait osé l'espérer.

Trois mois plus tard, Müller réussit à louer une grande maison et il annonça la date d'ouverture de l'orphelinat pour les filles. Le jour de l'inauguration, cependant, il fut très déçu de voir qu'il ne s'était présenté aucune orpheline. Ce n'est qu'une fois rentré chez lui qu'il se souvint de ne pas l'avoir demandé. Ce soir-là, il se prosterna et demanda à Dieu ce qu'il désirait si fort. Il obtint la victoire une fois de plus, car une orpheline se présenta le lendemain. Puis, quarante-deux demandèrent leur admission avant la fin de ce même mois et il en avait déjà vingt-six à l'orphelinat.

Au cours de l'année, nous voyons de grandes et nombreuses preuves de sa foi. Par exemple, on lit dans son journal: " Ayant un grand besoin hier matin, je fus amené à prier Dieu avec insistance et, en réponse, dans la soirée, un frère me donna dix livres sterling ". De nombreuses années avant sa mort, il affirma que jusqu'à cette date, il avait déjà reçu ainsi cinq mille fois la réponse, le jour même où il avait adressé la demande.

Il avait l'habitude et il recommandait aux autres frères de faire de même, de tenir un carnet. Sur une page, il inscrivait la demande, avec la date et sur la page en face, la date à laquelle il avait reçu la réponse. Ainsi, il fut amené à attendre des réponses concrètes à ses demandes et il n'éprouvait aucun doute à propos de ces réponses.

Avec le développement de l'orphelinat et l'accroissement de sa tâche de pasteur des quatre cents membres de son église, George Müller se trouva trop occupé pour prier. ,Ce fut alors qu'il reconnut que le croyant pouvait accomplir davantage en quatre heures après avoir passé une heure à prier qu'en cinq heures sans avoir prié. Par la suite, il observa fidèlement cette règle pendant soixante ans.

Lorsqu'il loua la seconde maison pour les orphelins de sexe masculin, il dit: " Tout en priant, je savais que je demandais à Dieu quelque chose que je n'avais aucun espoir de recevoir de mes frères; chose qui, cependant n'était pas trop grande pour le Seigneur ". En compagnie de quatre-vingt-dix autres personnes assises à table, il pria ainsi: " Seigneur, regarde les besoins de ton serviteur [...] " C'était là une prière à laquelle Dieu répondit toujours généreusement.

Avant de mourir, Müller déclara que par la foi, il avait nourri deux mille orphelins et aucun repas n'avait été servi avec plus de trente minutes de retard. Nombreux étaient ceux qui demandaient fréquemment à George Müller - et nombreux sont ceux qui le demandent encore - comment il parvenait à connaître la volonté de Dieu, puisqu'il ne faisait jamais aucune transaction, si petite soit-elle, sans avoir d'abord la certitude que c'était la volonté de Dieu. A cette question, il répondit:

" 1) J'essaie de garder mon cœur dans une telle condition qu'il n'avait pas de volonté propre en l'affaire. Sur dix problèmes, nous avons déjà la solution à neuf lorsque notre cœur est prêt à faire la volonté du Seigneur, quelle qu'elle soit. Lorsque nous en arrivons véritablement à ce point, nous sommes presque toujours très près de savoir quelle est sa volonté.

" 2) Lorsque mon cœur est prêt à faire la volonté du Seigneur, je ne remets pas l'issue au sentiment seul ni à la simple impression. Si j'agissais ainsi, je risquerais de faire de grandes erreurs.

" 3) Je cherche la volonté de l'Esprit de Dieu au moyen de sa Parole ou en accord avec sa Parole. Il est primordial que l'Esprit et la Parole aillent de pair. Si j'écoutais l'Esprit sans tenir compte de la Parole, je risquerais de faire les mêmes grandes erreurs.

" 4) Ensuite, j'étudie les circonstances providentielles. Celles-ci, avec la Parole de Dieu et avec son Esprit, indiquent clairement la volonté du Seigneur.

" 5) Je demande à Dieu par la prière de me révéler sa volonté.

" 6) Ainsi, après avoir prié Dieu, étudié la Parole et réfléchi à son contenu, je parviens à la meilleure solution possible, étant donné mes compétences et mes connaissances; si je suis toujours en paix, dans ce cas, après deux ou trois demandes de plus, je continue dans cette direction. Pour les petites choses comme pour les transactions importantes, j'ai toujours trouvé cette méthode très efficace ".

Trois ans avant sa mort, George Müller écrivit: " Dans toute ma vie de croyant, soit pendant soixante-neuf ans, je ne me souviens pas avoir jamais cherché SINCEREMENT ET AVEC PATIENCE à connaître la volonté de Dieu au moyen des enseignements du Saint-Esprit par l'intermédiaire de la Parole de Dieu, et ne pas avoir été guidé avec certitude. Cependant, si mon cœur n'était pas suffisamment sincère et pur devant Dieu, ou si je ne cherchais pas avec patience les instructions de Dieu, ou si j'accordais la préférence au conseil du prochain plutôt qu'à la Parole du Dieu vivant, alors je me trompais gravement ".

Sa confiance dans le " Père des orphelins " était telle que pas une seule fois, il ne refusa des enfants à l'orphelinat Lorsqu'on lui demandait pourquoi il avait assumé cette charge, il répondait que ce n'était pas seulement pour nourrir les enfants matériellement et spirituellement, mais que " le premier objectif fondamental de l'orphelinat a été, et est toujours, de glorifier Dieu par le fait que, confiés à mes soins, les orphelins ont été et sont toujours pourvus de tout le nécessaire, uniquement par la prière et la foi, sans que ni moi ni mes compagnons de travail n'ayons rien demandé au prochain; par là même on peut voir que Dieu est toujours fidèle et qu'il répond à la prière ".

En réponse à ceux, nombreux, qui voulaient savoir comment le croyant pouvait acquérir une telle foi, il donna les règles suivantes:

" 1) Lire la Bible et la méditer. On en vient à connaître Dieu par la prière et la méditation de sa Parole.

" 2) S'efforcer de garder un cœur intègre et une bonne conscience,

" 3) Si nous voulons voir croître notre foi, il ne faut pas chercher à éviter ce qui la met à l'épreuve et dont elle peut sortir grandie.

" En outre, pour que notre foi se renforce, il faut que nous laissions Dieu agir pour nous à l'heure de l'épreuve et non nous efforcer de trouver notre propre libération.

" Si le croyant désire posséder une grande foi, il doit laisser à Dieu le temps de faire son œuvre ".

Les cinq bâtiments construits en pierre de taille et situés à Ashley Hill à Bristol en Angleterre, avec leurs mille sept cents fenêtres et suffisamment de place pour loger plus de deux mille personnes, sont des témoignages concrets de cette grande foi dont il parlait. Nous devons nous souvenir que, George Müller lutta par la prière pour obtenir chacun de ces dons, un par un, de la main de Dieu; il priait dans un but précis et avec persévérance et Dieu répondait avec la même constance. C'est George Müller qui a dit: " Maintes et maintes fois, je me suis trouvé dans des situations où je n'avais plus de recours humain. Non seulement je devais nourrir deux mille cent personnes tous les jours, mais je devais également trouver tout le nécessaire pour suppléer à tout le reste et tous les fonds étaient épuisés. Il y avait cent quatre-vingt-neuf missionnaires à entretenir, et il n'y avait rien; près de cent écoles, comptant environ neuf mille élèves, il n'y avait rien à leur donner; près de quatre millions de tracts à distribuer et tout l'argent avait été dépensé ",

Pendant un séjour du docteur A. T. Pierson à l'orphelinat de George Müller, un soir, après que tout le monde fut couché, Müller lui demanda de venir prier, car, lui dit-il, il n'y avait rien à manger dans la maison. Le docteur Pierson voulut lui rappeler que les magasins étaient fermés, mais Müller le savait très bien. Après avoir prié, ils allèrent se coucher et s'endormirent et au matin, la nourriture était déjà là en abondance pour les deux mille enfants. Ni le docteur Pierson, ni George Müller ne surent jamais comment ces aliments leur étaient parvenus. On raconta l'histoire le matin à monsieur Simon Short, après qu'il eut promis de ne pas la révéler jusqu'à la mort du bienfaiteur. Le Seigneur avait tiré cette personne de son sommeil et lui avait demandé de donner assez de nourriture pour garnir les garde-manger de l'orphelinat pour tout un mois. Ceci se produisit sans qu'il sache que George Müller et le docteur Pierson étaient au même moment en train de prier à ce sujet.

A l'âge de soixante-neuf ans, George Müller commença ses voyages, au cours desquels il prêcha des milliers de fois, dans quarante-deux pays et à plus de trois millions de personnes. Il reçut de Dieu en réponse à ses prières tout ce dont il eut besoin pour couvrir les frais importants entraînés par ces voyages. Plus tard, il nota: "Je dis avec raison: je crois que je ne suis allé nulle part sans y trouver la preuve évidente que le Seigneur m'y avait envoyé. " Il ne fit pas ces voyages dans le but de demander de l'argent pour l'Association; ce qu'il reçut n'aurait pas subvenu aux dépenses d'une demi-journée. Selon ses propres paroles, le but était le suivant: " Que je puisse, de par mon expérience et ma connaissance des choses divines, apporter une bénédiction aux croyants [...] et que je puisse prêcher l'Evangile à ceux qui ne connaissaient pas le Seigneur. "

George Müller écrivit à propos d'un problème spirituel: " Je ressens constamment mon insuffisance [...] Je ne peux rester seul sans tomber dans les griffes de Satan. L'orgueil, l'incrédulité ou encore d'autres péchés m'entraîneront à la ruine. Seul, je ne peux rester ferme un instant. Qu'aucun lecteur ne pense que je ne suis pas sujet à la vantardise et à l'orgueil, que je ne peux cesser de croire en Dieu! "

L'évangéliste Charles Inglis raconta ce qui suit à propos de George Müller: " Lorsque je suis allé en Amérique pour la première fois, il y a trente et un ans, le capitaine du navire était l'un des plus fervents croyants que j'ai jamais connus. Alors que nous nous approchions de Terre-Neuve, il me dit: Monsieur Inglis, la dernière fois que je suis passé par là, il Y a cinq semaines, il s'est passé une chose si extraordinaire qu'elle a changé toute ma vie de croyant. Jusqu'alors j'étais un croyant ordinaire comme il y en a beaucoup. Il y avait à bord avec nous un homme de Dieu, monsieur George Müller, de Bristol. j'avais passé vingt-deux heures sans quitter le pont de commandement un seul instant, lorsque je sursautai parce qu'on m'avait touché l'épaule. C'était monsieur George Müller. .

- Capitaine, me dit-il, je suis venu vous dire que je dois être à Québec samedi dans la soirée. Nous étions mercredi.

- C'est impossible, lui répondis-je.

- Très bien, si votre navire ne peut m'y amener, Dieu trouvera un autre moyen de transport. Depuis cinquante-sept ans, je n'ai jamais ni manqué ni été en retard à aucun de mes engagements, répondit monsieur Müller.

- Je serais très heureux de vous aider, mais que puis-je faire? Il n'y a aucun moyen, lui dis-je.

- Entrons ici pour prier, me répondit monsieur Müller.

Je regardai cet homme et je me dis en moi-même: " De quelle maison de fous s'est-il échappé? " Je n'avais jamais entendu parler d'une chose pareille. Je lui dis alors; " Monsieur Müller, savez-vous quelle est l'épaisseur de ce brouillard? " Il me répondit: " Non, mes yeux ne voient pas le brouillard, ils voient le Dieu vivant qui dirige tous les événements de ma vie ". Il tomba à genoux et se mit à prier de la façon la plus simple. Je pensais: cela ressemble à la prière d'un enfant de huit ou neuf ans. Il dit à peu près ceci : 0 Seigneur, si telle est ta volonté, fais disparaître ce brouillard en cinq minutes. Tu sais que j'ai promis d'être à Québec samedi. Je crois que c'est ta volonté. Lorsqu'il eut fini, je voulus prier moi aussi, mais il me mit la main sur l'épaule et me demanda ne pas le faire, précisant: " premièrement, vous ne croyez pas que Dieu le fera et, deuxièmement, je crois que Dieu l'a déjà fait. Il n'est donc pas nécessaire que vous priiez dans ce même but ". J'ai dévisagé monsieur Müller qui poursuivit: " Capitaine, je connais mon Seigneur depuis cinquante-sept ans, et il n'y a pas de jour où je n'ai eu audience auprès du Roi. Levez-vous, capitaine, ouvrez la porte et constatez que le brouillard a déjà disparu. Je me levai et en effet le brouillard avait disparu. Le samedi soir, George Müller était à Québec, comme il le désirait".

Poux l'aider à porter la lourde charge des orphelins et à se prévaloir des promesses de Dieu au moyen de la prière, George Müller eut toujours à ses côtés sa fidèle épouse qui l'accompagna pendant près de quarante ans. Lorsqu'elle mourut, des milliers de personnes assistèrent à ses obsèques, parmi lesquelles on comptait près de mille deux cents orphelins en âge de marcher. George Müller, aidé par la force du Seigneur, comme il le confessa, conduisit le culte funèbre à l'église et au cimetière.

A l'âge de soixante-six ans, il se remaria. Puis, à quatre-vingt-dix ans, c'est lui qui prêcha le sermon funèbre pour sa seconde épouse, comme il l'avait fait à la mort de la première. Une personne qui assistait à ces obsèques, déclara: "J'eus le privilège, vendredi, d'assister aux obsèques de madame Müller [...] et d'assister à un culte simple qui est peut-être unique dans l'histoire du monde! Un vénérable patriarche présidait le culte à l'âge de quatre-vingt-dix ans, il restait encore empli de cette foi immense qui lui avait permis de tant obtenir et qui l'avait soutenu dans les circonstances difficiles, les difficultés et les travaux pendant une longue vie [...] ".

En 1898, à l'âge de quatre-vingt-treize ans, le dernier soir avant d'aller retrouver le Christ, sans avoir montré aucun signe de diminution de ses forces physiques, il se coucha comme de coutume. Le lendemain matin, il fut "appelé", selon l'expression d'un ami lorsqu'il apprit la nouvelle de son départ: " Cher vieux Müller! Il disparut de notre monde pour aller au foyer céleste, lorsque le Maître lui ouvrit la porte et l'appela tendrement en lui disant: viens! "

Les journaux publièrent l'avis suivant, cinquante ans après sa mort: "L'orphelinat de George Müller, à Bristol, demeure l'une des merveilles du monde. Depuis sa fondation en 1836, le chiffre des contributions que Dieu lui a accordées uniquement en réponse aux prières, atteint plus de vingt millions de dollars et le nombre des orphelins recueillis s'élève à 19935. Bien que les vitres de près de quatre cents fenêtres aient été récemment brisées par les bombes (au cours de la Seconde Guerre mondiale), aucun enfant, aucun membre du personnel n'a été blessé ".
Biographie de Dwight L.Moody



Dwight L. Moody
La Vie Revêtue de Puissance
par In Touch Ministries

Dwight Moody fut l'un des serviteurs de Dieu dans l'histoire les plus influents et efficaces. On estime que durant la vie de Moody, il parcourut plus de 1,7 millions de kilomètres, parla à plus de 100 millions de personnes, et conduisit des centaines de milliers, si ce n'est des millions, à une relation personnelle avec Jésus-Christ.

Les présidents Lincoln et Grant assistaient tous les deux à ses célèbres réunions de réveil. A l'exposition Chicago World's Exhibition de 1893, plus de 130 000 personnes assistèrent aux réunions de réveil de Moody en un seul jour. Le zèle de Moody pour Christ n'était pas limité à la prédication et à l'enseignement, bien que cela fût son premier amour. Il fonda des établissements scolaires - l'école Northfield pour garçons et filles qui continue à être opérationnelle aujourd'hui, et la Société d'Evangélisation de Chicago, baptisée plus tard l'Institut Biblique Moody.

Les efforts inlassables de Moody furent aussi le catalyseur de plusieurs maisons d'édition chrétiennes, dont l'une porte son nom: Moody Publishing (Publications Moody).

Moody fut très jeune un entrepreneur travaillant très dur. A l'âge de 17 ans, il quitta son petit village pour s'installer dans la métropole de Boston où il travailla comme vendeur de chaussures dans la boutique de son oncle. Il fut sauvé à l'âge de 18 ans à travers l'influence de son moniteur de l'école du dimanche.

Dans la même année, il déménagea à Chicago dans le but de gagner 100 000 dollars (666 000 francs). Durant les quatre années suivantes, son sens industriel et des affaires l'aida à économiser la belle somme de 7000 dollars (environ 45 000 francs). Néanmoins, à l'âge de 23 ans, Moody fut conduit par Christ à s'occuper des pauvres immigrés scandinaves et allemands au sein de la ville. En peu de temps, il abandonna complètement les affaires en vue de consacrer sa vie au service de Christ.



Découverte de la puissance de l'Esprit

En dépit de son succès dans le ministère, Moody sentit un besoin pressant de connaître plus le revêtement de puissance du Saint-Esprit. Trois événements changèrent sa vie et sa prédication. Le premier eut lieu à New York où il fut invité à intervenir dans une petite école du Dimanche. Alors qu'il entra dans son attelage pour repartir en vue de se rendre à une autre réunion, un monsieur âgé s'approcha de lui et lui dit ces paroles: "Jeune homme, lorsque vous parlerez de nouveau, honorez le Saint-Esprit."

Le deuxième événement impliqua deux femmes pieuses qui assistaient à des réunions de Moody à Chicago. "Lorsque je commençai à prêcher, je pouvais dire rien qu'à l'expression de leurs visages qu'elles étaient en train de prier pour moi". Plus tard, Moody se rappela: "A la fin des réunions du soir du Sabbat, elles me dirent: 'Nous avons prié pour vous.' Je leur dis: 'Pourquoi ne priez-vous pas pour les gens?' Elles répondirent: 'Vous avez besoin de puissance'. 'J'ai besoin de puissance', me disè-je à moi-même. 'Pourquoi? Je pensais que j'avais la puissance.'"

Ces incidents laissèrent Moody avec une grande faim d'obtenir un revêtement de puissance du Saint-Esprit. Après le feu de Chicago qui détruisit la salle de conférence et plusieurs institutions qu'il avait fondées, il effectua un voyage à New York en vue de collecter des fonds pour la reconstruction. Dieu avait quelque chose d'autre en tête.

"Mon cœur n'était pas dans le travail de collecte", se souvint Moody. "Je ne pouvais pas lancer d'appels. Je pleurais tout le temps pour que Dieu me remplisse de Son Esprit. Eh bien, un jour, dans la ville de New York (sur la rue Wall Street)- oh, quel jour! Je ne peux le décrire. Je le mentionne rarement; c'est une expérience presque trop sacrée pour être nommée. Je peux seulement dire que Dieu S'est révélé Lui-même à moi, et j'eus une telle expérience de Son amour que je dus Lui demander de retirer Sa main."

"Je retournai prêcher. Les sermons n'étaient pas différents; je ne présentais aucune vérité nouvelle, et néanmoins des centaines étaient converties. Je ne voudrais maintenant pas être ramené là où j'étais avant cette expérience bénie même si vous me donniez tout l'or du monde - ce serait comme de la poussière sur une balance."



La vie remplie de l'Esprit

L'apôtre Paul écrivait: "Soyez remplis de l'Esprit" (Ephésiens 5:18). Il encourageait les Galates à "marcher par l'Esprit" et à porter "le fruit de l'Esprit" (Galates 5:16,22). Il déclarait aux Corinthiens que la sagesse de Dieu était accessible uniquement à travers l'Esprit de Dieu (1 Corinthiens 2:6-16). Jésus demanda aux disciples de ne pas commencer leur ministère avant de recevoir la puissance, "lorsque le Saint-Esprit surviendra sur eux" (Actes 1:8).

Le croyant est la pleine demeure du Saint-Esprit. Mais l'Esprit est venu non uniquement pour vous régénérer mais pour restaurer votre âme, renouveler votre pensée, et rafraîchir votre esprit.

Le Saint-Esprit désire influencer toutes vos pensées, toutes vos actions et toutes vos paroles par la sagesse et la puissance de Dieu. Il est votre source de puissance; et sans Lui, vous ne pouvez rien faire qui ait une valeur éternelle.

Le temps grec que Paul a utilisé dans la lettre aux Ephésiens signifie "être continuellement en train d'être rempli du Saint-Esprit." C'est un acte conscient de dépendance quotidienne au Saint-Esprit et un ferme rejet de la confiance placée uniquement dans ses capacités propres.

Demandez humblement à Dieu de vous remplir chaque jour de Son Esprit, et ensuite remerciez-Le à ce sujet. Il le fera. Et comme Moody, toutes les attractions et les allures du monde deviendront comme de "la poussière dans une balance."







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