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les levriers


L'origine des différe.. Animaux -


L'origine des différentes races et leurs migrations donnent des avis partagés. "Mais il n'est pas interdit de penser, écrit A. Gagniard, qu'aux premières heures de la civilisation, le lévrier ait été déjà auprès de l'homme [...] Poursuivant la course du temps, il a franchi les millénaires, pour arriver enfin à notre époque où, en dehors de son activité sportive, il semble trop souvent incompris."
C'est la raison pour laquelle on ne peut que constater que de nombreuses races qui faisaient partie de la famille des lévriers sont à jamais disparues.


Le chien est un mammifère carnivore (devenu quelque peu omnivore) de la famille des Canidés. La question fondamentale que se sont toujours posés les naturalistes, sans pour autant y avoir apporté une réponse vraiment définitive, est de savoir si les chiens, dont la diversité des races est unique dans le monde animal, font partie de la même espèce.
Les ancêtres de nos chiens domestiques proviennent-ils de la même souche ou appartiennent-ils à plusieurs espèces (loup, renard, chacal) ? Tel est le dilemme.
On a été longtemps certain que les chiens provenaient d'une souche unique. Mais à partir du 18e siècle, cette certitude fut remise en cause. Buffon, Blumenbach, Cuvier ou bien Cornevin avaient chacun des thèses différentes, appuyées sur des expériences, observations et comparaisons, dont certaines bien fantaisistes, il faut bien l'avouer !
Le docteur vétérinaire Dechambre du Muséum d'Histoire Naturelle écrivit à ce propos en 1959 que "il est manifeste que la discussion a trop souvent été orientée par le désir de faire triompher une doctrine donnée : créationnisme, transformisme ou autre ; cela se traduit, chez les auteurs, par le rejet des observations qui ne leur sont pas personnelles. Il est vrai que cette conception est en partie justifiée par la confusion qui règne dans la nomenclature des Canidés."
La seule certitude est que le chien témoigne depuis au moins 6 000 ans d'un attrait certain pour le compagnonnage avec l'homme. Grâce à de nombreux vestiges de la Préhistoire, on peut donc parler de domestication. L'homme primitif, chasseur, était suivi de chiens, attirés par les restes des animaux abattus. En contrepartie, ces chiens le prévenaient en cas de danger potentiel. Au fil du temps, les chiens se rapprochèrent des hommes, les aidant à la chasse, partageant leurs repas et les défendant contre leurs ennemis.
Les plus anciens vestiges retrouvés et qui représentent des lévriers datent du Néolithique, 6000 ans avant JC en Mésopotamie. Grâce à cela, nous savons que ces chiens étaient déjà utilisés pour la chasse aux gazelles et avaient, avec les molosses, un statut privilégié par rapport aux autres chiens, plus ou moins "libres".
Mais c'est en Egypte que l'on situe généralement l'origine des ancêtres des lévriers actuels, venus de Mésopotamie et d'Ethiopie.
Seth, le dieu du désordre et de la violence, fut représenté dès 4500 avant JC sous la forme d'un lévrier à oreilles droites.
Les Egyptiens ayant toujours représenté dans leurs tombeaux les décors, les objets, les personnes et les animaux qui les entouraient, les archéologues eurent une richesse de renseignements à découvrir.
On peut citer, par exemple, le tombeau de Pti (2600 ans avant JC) dans lequel figurait un lévrier jaune à oreilles pendantes, chassant, ou bien encore celui du pharaon Antef II auprès duquel se trouvaient différents chiens dont deux lévriers.
Plus tard, environ dix huit siècles avant notre ère, les Hyksos, venus de Haute Syrie, s'installèrent en Egypte avec des lévriers assez proches du saluki, ayant toujours les mêmes fonctions. C'est à l'avènement du Nouvel Empire Egyptien que les lévriers perdirent de leur utilité mais devinrent des chiens de compagnie.
La Grèce antique manifestait elle aussi un grand intérêt pour les chiens, et notamment pour les lévriers, mais les artistes de l'époque ne nous ont laissés que fort peu de témoignages.
Les Romains utilisaient à la chasse les lévriers. Beaucoup d'auteurs en firent des descriptions dans leurs ouvrages. On peut dire que l'on doit aux Romains l'origine de la cynophilie.


En ce qui concerne particulièrement les lévriers, citons Ovide qui, dans "Les métamorphoses", décrit le lévrier poursuivant et luttant avec vaillance contre le gibier. On peut encore admirer de très belles mosaïques montrant des lévriers en action.
Parallèlement, de nombreux petits chiens furent l'objet d'une véritable adoration et notamment l'ancêtre du petit lévrier italien.
Avec les invasions romaines, les lévriers essaimèrent au gré des conquêtes, rencontrant parfois les lévriers des Celtes.
C'est à l'époque gallo-romaine que la spécialisation des races canines prit de l'ampleur.
Triste période que le Moyen Age pour l'Occident, après la déposition de Romulus Augustule en 476 après JC et les invasions Barbares qui firent reculer la civilisation. Les chiens furent considérés comme des suppôts de Satan.
Seuls les grands seigneurs entretenaient encore des meutes de lévriers (dont les descendants de ceux que Saint-Louis avaient ramené de Terre Sainte) pour la chasse aux gibiers, redevenus très abondants dans les campagnes qui n'étaient plus cultivées. Après l'an 1000, la sélection s'intensifia et les lévriers étaient réservés à la chasse aux lièvres et aux chevreuils. Mais il faut attendre la fin du Moyen Age pour que les chiens commencent à retrouver un statut meilleur. C'est ainsi que les petits lévriers furent réintroduits dans les demeures seigneuriales.

Après tant de siècles d'obscurantisme, c'est d'Italie que se répand un renouveau dans les moeurs. De nouveaux acteurs apparaissent, et notamment Pisanello qui, dans ses oeuvres, fait figurer des lévriers.
Mais le goût de la chasse est intacte pour les contemporains de la Renaissance et une classification des races se précise dès le 16ème siècle, les lévriers côtoyant d'autres chiens courants, des chiens d'arrêt et des chiens de terrier. L'activité guerrière restant une pratique toujours aussi prisée, on notera également la présence de molosses et autres dogues.
Parallèlement à cela, la bourgeoisie s'intéresse aussi aux chiens et de nombreux tableaux, surtout flamands, nous les représentent. Les petits chiens de compagnie, mais surtout les lévriers sont les plus recherchés.
C'est aussi à cette époque que les lévriers commencèrent à animer les passions des amateurs de courses, essentiellement en Angleterre. La cynophilie doit beaucoup aux Britanniques qui, dès cette époque, s'intéressèrent aux races de chiens. C'est de là que partit l'engouement des lévriers dans toutes les cours européennes, et notamment en France où la royauté a toujours concurrencé les Anglais dans ce domaine. Plus tard, avec la démocratisation de la chasse, les lévriers eurent fort affaire pour maintenir leur rang, car de nombreuses autres races apparurent.


Les privilèges abolis, la Révolution Française épargna pourtant les meutes des anciens seigneurs, les chiens furent vendus ou donnés à tout bon citoyen. Les lévriers ne furent plus utilisés à la chasse et prirent place définitivement parmi les chiens de compagnie.
Depuis lors, ils font les beaux jours des passionnés des pistes de cynodrome, des expositions et concours de beauté.
Mais nos chiens actuels sont pour la plupart le fruit de multiples croisements et peuvent donc être qualifiés de "races artificielles", tant l'homme intervient dans la création de nouvelles races. Ce n'est pas le cas pour la majorité des lévriers.







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les levriers (Animaux - Autres)    -    Auteur : celine - Espagne
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