Pays du Monde - Villes et Villages
Laghouat ,la cité des nobles - Bladi ya bladi

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L'ECOLE NAIDJATE VOUS OUVRE SES PORTES
Algérie - Villes et Villages - Laghouat ,la cité des no...

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Le meilleur moyen d'apprendre à apprendre, c'est encore d'apprendre.
[Jean-Pierre Chevènement]


Voulez-vous apprendre les sciences avec facilité ? Commencez par apprendre votre langue.
[Etienne de Condillac]


Désormais sera analphabète non pas celui qui n'aura pas appris à lire, mais celui qui n'aura pas appris à apprendre.
(J. Perriault)


Qui manque de connaissance est sans cesse à la merci du changement.
[Rémi Belleau]


Ignorance est mère de tous les maux. [François Rabelais]

Toute connaissance est une réponse à une question. [Gaston Bachelard]

Apprendre, c'est déposer de l'or dans la banque de son esprit.
[Shad Helmstetter]

La connaissance est en elle-même puissance.
(Francis Bacon)

Etudier vaut mieux qu'ignorer.





LAGHOUAT MON OASIS NATALE 

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LAGHOUAT MON OASIS NATALE

Laghouat, terre natale que j’aime,
Ton charme m’appelle et m’entraîne
A écrire ce poème.
Que je dédie aux laghouatis restés dans leur arène.
Penché sur un rocher, face au sud saharien,
Il y a un fort qu’on appelait Bouscarin,
Du haut duquel on veillait sur nomades et citadins,
Sillonnant routes et chemins.
Dans ce fort je suis né,
A cet endroit, Dieu m’a donné,
Une mission à remplir selon sa volonté,
Dans un monde bien perturbé.
Durant des années, ce fort fut hôpital,
Où on combattait le mal :
Trachome, variole ou maladies semblables,
Les médicaments faisaient son arsenal.
Sous l’ombre de ces palmiers,
Toute une ville vous accueillait,
Ses enfants vous souriaient,
De la porte d’Aain-Madhi à la porte d’Alger.
Derrière ses remparts de pierres rougies
Par un brûlant soleil qui vous éblouit
S’associe le blanc d’un minaret qui surgit,
Et dans le bleu du ciel un croissant vous sourit.
Sur ce même rocher se dressait
Cette majestueuse mosquée
Où le vendredi se rassemblait
Pour la prière, les humbles et les notabilités.
Le jour, la nuit, dans cette oasis, j’étais roi
Le soir, du haut de la colline j’entendais la hadra
De ces hommes qui chantaient avec foi
Cet hymne de la joie.
Abdallah Ben Keriou, ce poète du pays
A su exploser les cœurs et les esprits
Pour mieux comprendre ce qui conduit
A mieux connaître cette oasis qui séduit.
Clair de lune se reflétant sur l’Oued M’zi,
Au loin dans les dunes le chant de nos cricri,
Ces fraîches soirées qui suscitent l’envie
Du plaisir d’en savourer toute une nuit.
Dans les profondeurs des roches du Dahraoui,
Jean Danflous entreprit
Cet exploit sans répit
A capter l’eau de la vie,
Les daïas sont alors fertilisées
De cette eau vive canalisée
Par des seguias qui traversaient
Laghouat sous des yeux émerveillés.
Pour ces sahariens, c’est l’eau de l’ardeur,
L’amour d’un jardin de fleurs,
C’est aussi toutes les couleurs
D’une ville dans son bonheur.
Jour de marché, c’est un monde grouillant
De conteurs, de charmeurs de serpents
Un folklore que seuls les habitants
Savent animer en tout temps.
Autour d’une flûte, on chante,
D’un tam-tam on danse
Dans une folle ambiance
Avec toutes les convenances.
Place des oliviers, lieu rêvé
Pour les marchands d’agrumes et de beignets
Présentant avec l’art qu’on leur connaît
Les produits du pays, leur grande fierté.
Avec les galèbes, les hommes bâtissent les maisons
Les femmes tirent la laine des toisons,
Chacun à sa façon
Pour assurer leur vie, apporte sa contribution.
Ces maisons que les hommes bâtissent
Charme de la ville sur lesquelles on hisse
L’oriflamme qui appelle les touristes
A visiter avec guide à leur service.
On y voit aussi ces tapis que les femmes tissent
Aux mille couleurs d’un feu d’artifice
Avec ce goût et le soin de l’artiste
Dont seul l’art est complice.
De ces maisons se dégage une odeur d’encens
Qui attire comme dans les temples d’orient
Pour découvrir un peuple généreux, épatant
Qui fait de vous des amis pour longtemps
Honneur à Ben Gueddouda la bâtisseur,Senouci l’entrepreneurBoukamel le transporteur
Zouba l’administrateur.Honneur aussi à Dhina l’institeur,
Kada le facteur,A Brahim le coiffeur, Boudor le restaurateur,
Trait d’union dans l’hnneur
Des habitants pour leur bonheur.
Il y a aussi Mohamed Larbi Khenifer,
Cet homme robuste comme un rocher de fer,
Une vie entre briques, chaux et plâtrière,
Pieds et mains dans un argile de lumière.
Tête haute, il était fier
D’appartenir à cette race de Khenifer,
L’œil vif, l’esprit lucide, débonnaire,
Mais quel homme de caractère ?
Ses enfants sont mes frères
Par le lait tété aux seins de nos mères
Echange de procédés sans manière
Dont je suis très fière.
Son fils est un digne successeur,
Il est mon frère dans l’honneur
Comme ce grand baroudeur,
Il sut faire face à ses détracteurs.
Hommage à son épouse qui dans sa maison
Malgré les soucis des mauvais moments
Et cela sans affolement
Veillant sur la vie de ses enfants
Heureux ceux qui connurent ce temps
De confiance et d’affection
Réunissant toutes les conditions
D’une assurance sur l’UNION.
Dans leur fief, installés et avertis,
Les Ben Salem Cheikh Ali savaient régler les ennuis
De ce qui forme ce peuple Laghouat
Poète, sensible, généreux affranchi.
Quant les fêtes religieuses sont là,
Elles sont célébrées avec foi.
L’Aid-Seguir, fin de ramadhan,
Annoncé par ce filet d’argent
A peine visible au firmament
Et c’est l’enthousiasme éclatant.
Avec le printemps, c’est la fête de l’union,
Qui n’est pas présent
Pour jouir de ces bons moments
De cette grande fraternisation,
Pour tous, c’est la fête
Avec tambours et trompettes,
Des you-yous de nailas coquettes,
Juchées sur des bassours en tête.
Avec les larbâa, les Makhloufias
Assurent les fantasias
Ces cavaliers à la rouge chéchia
Crânement voltigent avec éclat.
Ces cavaliers aux gestes harmonieux
Montant des chevaux majestueux
Ne sont ni pitres, ni gueux,
Mais des nobles au cœur chaleureux.
Le folklore, c’est aussi Djérina
Avec ses brochettes de Kercha,
C’est p’tit frère et ses beignets,
Djeridi et ses champignons rosés
Ben Naceur le roi du baquet
Ben Halima à son mortier de café.
Ali, le porteur d’eau,
Lakhdar et ses escargots,
Zohra ben alia et ses chapeaux
Messaouda et ses ragots.
Et aussi les courses de bicyclette,
De la route du point jusqu’au schttet,
En passant par nos sablettes
Pour le honneurs sur la carpette.
Des champions, avec Benamar Hamida,Bachir Cherif et Bachir Tayoussa,
Sans oublier Ben Yahia Gueddouda,Du vélo, ils étaient rois.
A ce folklore s’ajoutait Celui de Salomon qui faisait défiler
Ses Citroën sous des regards émerveillés
Devant cette belle porte d’Alger.
Toi, Atallah Soufari,Tu comptais parmi les bons amis
Avec Amar et Mohamed Souffi
Pour jouer les Antars, une équipe réussie.
Et toi, Cherif Ouazen Hamida
De cette mystérieuse rue des seguias,
Des amis du quartier, tu étais le plus droit,
Ce qui te conférait le titre de Sidna.
Tu étais pour moi, ce frère, dans les cas
Ou chacun de nos pas
Nous amenait au feu de joie
De l’amitié dans la foi.
Devant l’église sur l’escalier,
Sur un pan du rocher de la grande mosquée,
Ou face à la synagogue, sous l’ombre des oliviers,
Nous nous retrouvions pour une histoire à raconter.
Comme dans ce petit monde de Don Camillo
Longuement on discutait à propos
Du dernier film, d’une histoire de Zorro,
Des derniers exploits de Zig et puce, genre Piniccio.
Rien ne semblait nous séparer
Même si notre avenir nous préparait
A prendre des responsabilités
En dehors du pays où nous sommes nés.
Et pourtant c’est la dure réalité,
Enfant, nous ne pouvions le penser
Qu’un jour, nous serions séparés,
L’histoire serait longue à raconter.
Vous tous, amis et frères de mes jeunes années,
Dans ce Laghouat, ensemble sur ces sentiers,
Nous avons construit le phare qui doit nous éclairer
Le chemin de la maison pour nous retrouver.
Pour moi Laghouat ce n’est pas terminé,
C’est dans cette ville que ma vie fut marquée
Pour davantage l’aimer
Et lui rendre l’hommage mérité.
Marital TRO,Le 21 Mars 1979




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