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I. Le haïku

A. Origine et définition du haïku

Au XVIème siècle le terme haikai est utilisé pour désigner le caractère de certaine composition de poème collectif (renga). Ce qui amène l’apparition d’un nouveau genre appelé haikai no renga (création collective de caractère espiègle). Ce genre est au début de l’époque d’Edo appelé de façon abrégée haikai. C’est alors qu’apparaît le genre haikai-hokku, le hokku étant le premier tercé du tanaka. Ce genre est popularisé en particulier par l’école Teimon fondé par Matsunaga Teitoku (1571-1653) qui avait contribué à l’indépendance du hokku. Au début du XXème siècle l’appellation de haïku, contraction de haikai-hokku, se généralise.
Le haïku ou haïkaï est un poème court de 3 vers en 17 syllabes, selon un schéma 5-7-5. Le terme haïku a été créé par Shiki Masaoka (1867-1902). Les haïkus doivent suggérer une idée, un fait, une impression fugitive. Ils avaient pour thèmes traditionnels la nature.

Les cigales vont mourir
Mais leur cri
N’en dit rien

- Matsuo Bashô (1644-1694), Haïku, Anthologie du poème court japonais, Gallimard, collection nrf, 2002.



II. Le senryu

Le senryu est une forme de poésie semblable au haïku avec la même structure. Seul le thème diffère. Le senryu n’a pas pour sujet la nature mais les faiblesses humaines.

III. Le waka

Le waka constitue la poésie japonaise traditionnelle. Dans la composition de ce genre de poème la règle interdit d’utiliser des mots chinois qui sont réservés à la poésie traditionnelle le kanshi. L’on distingue plusieurs types de waka :

A. Le tanka

Il est constitué de deux parties qui se répondent. La première est un tercé de 17 syllabes d’une structure 5-7-5 (c’est l’origine du haïku) ; la deuxième est un distique de 14 syllabes selon une structure 7-7. De par sa forme le tanka peut être écrit à plusieurs auteurs, la deuxième partie répondant à la première.

Waka no ura ni
shio michi-kureba
kata won ami
Ashibe wo sashite
nazu naki-wataru.

Quand dans la baie de Waka
la marée montante
recouvre le sable
Alors, gagnant les roseaux,
les grues traversent à grands cris.

- Yamabe no Akahito, Man’yôshû, VI, n°919, trad. G. Bonneau.

B. Le sedôka

Il est constitué de 6 vers en 5-7-7-5-7-7 syllabes.

C. Le chôka

Il est composé de verset en 2 vers de 5 et 7 syllabes. Il n’y a pas de limite imposée dans le nombre de versets.



« Celle qui de la montagne en automne
Avait les belles couleurs
L’enfant dont comme un jeune bambou
La taille était flexible,
De quelle façon
Peut-elle penser ?
Longue comme une corde de fibre
Promettait d’être sa vie.
Elle fut la rosée
Qui, déposée le matin,
Au soir
A disparu.
Elle fut le brouillard
Qui, s’élevant le soir,
Au matin
S’est dissipé.
Même moi, qui appris cette nouvelle
Brusque comme le son d’un arc de catalpa,
De l’avoir si peu vue
J’ai des regrets…
Alors son époux,
Jeune comme une herbe nouvelle,
Qui dormait allongé à son coté
Comme un sabre plaqué au corps
Et l’entourait de son bras
Pour lui faire un oreiller,
Ne se sent-il pas désolé
De dormir en rêvant à elle ?
Ne la regrette-t-il pas,
Pensant à elle avec nostalgie ?
La fille a passé
Avant son temps,
Comme la rosée du matin,
Comme le brouillard du soir.»

- Kakinomoto no Hitomaro, trad D et V Elisseeff 'Très légèrement modifiée'. In D et V Elisseeff, La civilisation japonaise, coll. Les grandes civilisations Arthaud



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