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Religion japonaise.

Le sanctuaire shintoïste d’Iwashimizu Hachiman, dans la préfecture de Kyōto .La plupart des Japonais ne croient pas en une religion particulière et unique bien qu’un certains nombre d’entre eux se soient convertis au christianisme suite à l’arrivée de saint François Xavier en 1549. Les Japonais sont profondément animistes, de nombreuses amulettes, utilisées tant à la maison qu’en voyage, en attestent. Leur pratique est chamanique au travers du shintoïsme, les autres religions n’étant qu’une appropriation animiste des dieux d’autres lieux dans leur panthéon personnel ou collectif. Cependant, nombreux sont les Japonais, particulièrement au sein de la jeune génération, qui sont opposés aux religions pour des raisons historiques et en raison du développement de la science. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut exigé du peuple japonais de participer aux cérémonies shintoïstes et les activités des autres religions furent limitées. Ce shintoïsme d’État fut indissociable du nationalisme nippon qui prônait une élimination pure et simple des apports, pourtant anciens, du bouddhisme et enfin du christianisme apporté par les missionnaires portugais (dont faisait partie le père jésuite François Xavier). Beaucoup d’autres ont su garder une vision plus apaisée de la religion et en « utilisent » plusieurs dans leur vie. Ainsi, une même personne peut aller invoquer les dieux au sanctuaire shintoïste à l’occasion du Nouvel An et tenter d’attirer leur attention avant les examens d’entrée à l’école ou à l’université. Raisonnant de manière confucianiste, elle souhaitera parfois un mariage à l’occidentale dans une église chrétienne après une cérémonie plus traditionnelle et aura des funérailles dans un temple bouddhiste. Au début du XVIIe siècle et après une période de relative tolérance, le christianisme fut interdit puis pourchassé jusqu’à une quasi-clandestinité des chrétiens du pays, mis à part sur l’île de Kyūshū, notamment à Nagasaki, ainsi que dans la moitié sud du Japon, où les chrétiens sont plus nombreux.

Aujourd’hui, la situation s’est inversée et un certain nombre de nouvelles religions ou sectes, dont la Sōka Gakkai et ses six millions de membres, qui se sont établies juste avant ou à la suite de la Seconde Guerre mondiale occupent une place importante au Japon.






Kanji
Les kanjis (Caractères des Han), sont des caractères dérivant des caractères chinois et assimilés à la langue japonaise, qu'ils ont plus tard simplifiés, modifiés voire créés (kokuji). Lors de l'adoption de ces caractères, les Japonais ont également adopté leurs prononciations qui durent être adaptées au système phonétique japonais beaucoup plus pauvre quant à la variété des sons (voir l'article kanji pour plus de détails). Il en résulte donc un grand nombre d'homonymies. Les kanjis ont parfois un sens différent entre le japonais et le chinois, car les emprunts, faits au fil du temps, n'ont pas été uniformes. On reprenait tantôt pour le sens, tantôt pour la prononciation : on écrivait alors certains mots japonais, avec une prononciation déjà existante dans l'archipel, avec un idéogramme dont la prononciation en chinois s'en rapprochait.

Le système éducatif japonais enseigne 1945 kanjis reconnus officiellement par le ministère de l'éducation du Japon. Cet apprentissage est étalé sur une grande partie de la scolarité des élèves japonais. Cependant, en pratique, environ 1000 sont utilisés couramment. Les seules exceptions étant des kanjis « uniques », utilisés seulement pour des noms de familles ou de lieux rares.


Hiraganas et katakanas
Les deux syllabaires, hiraganas et katakanas. permettent de noter l'intégralité des sons existants de la langue japonaise (que l'on pourrait écrire uniquement avec ces syllabaires, toutefois l'homonymie du japonais (voir plus haut) permettrait difficilement de comprendre les sens de certains mots (d'où l'intérêt des kanjis). Les premiers servent principalement à l'écriture des morphèmes grammaticaux, à celle de quelques mots et à la notation phonétique des kanjis. Les seconds s'utilisent pour la notation des emprunts lexicaux aux langues étrangères (à l'exception du chinois et du coréen, dont le vocabulaire d'emprunt est présent dans la langue japonaise depuis longtemps) et servent de mise en relief (comme notre italique).

Historiquement, c'est aux femmes que l'on doit l'existence des kanas. N'ayant pas accès à l'instruction, elles ont pris, pour leur prononciations, des kanjis à la langue chinoise, et simplifié leurs tracés. Elles en ont fait un syllabaire, se donnant accès à l'écriture que l'homme leur refusait. On situe cette apparition des kanas vers le XIIIe siècle, dans des écrits épistolaires.

Placés en petit au-dessus des kanjis, ces kanas sont alors appelés furigana et indiquent la prononciation d'un idéogramme. Ces furigana sont très présents, par exemple, dans les mangas et ouvrages destinés à la jeunesse : l'apprentissage des kanjis étant très long, donner la prononciation est cruciale pour un jeune public qui mettra une grande partie de sa scolarité à les apprendre.




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PASSION JAPON - DIFFERENCE DE CULTURE (Pays du Monde - Culture)    -    Auteur : morgan - Japon


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dernière mise à jour : 2010-08-09

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